J'ai découvert récemment un "channel" Youtube merveilleux. Those Pesky Dames est composé de 5 féministes qui à chaque semaine publient chacune un vidéo sur un thème commun. Les analyses sont diverses et les sujets intéressants. Jusqu'à maintenant, elles ont traité de thèmes tels que l'intersectionnalité et la marginalisation, la Saint-Valentin, les émotions, la non-mixité, etc.
Voici un vidéo sur le thème des émotions que j'ai particulièrement apprécié car il rejoint ce qu'à peu près toutes les femmes ont certainement vécu. Il traite des arguments axés sur les émotions utilisés pour dénigrer et invalider le point d'une femme lors d'une conversation.
Je vous invite à vous abonner à leur "channel". De plus, elles acceptent les contributions spéciales! N'hésitez pas!
mercredi 21 mars 2012
vendredi 16 mars 2012
Lady Gaga et le droit de vote des femmes
Voici une parodie très bien réalisée de la chanson Bad Romance de Lady Gaga. Elle traite de la lutte des femmes américaines pour obtenir le droit de vote. Il est bon de remarquer que plusieurs critiques ont été adressées quand à l'absence flagrant de femme de couleur dans le vidéo bien qu'il y en ait eu de nombreuses militant pour ce droit à l'époque.
Vous trouverez les paroles complètes et informations concernant le vidéo ici.
Vo vo votes ah ah aah
Whoa aa, won’t ta aah
Stop ha, ooo la la
Til we have suffrage!
It is a horror
A cruel design
That makes it criminal
a right that is mine
I want the vote
vote, vote, vote
I want to vote
mardi 13 mars 2012
Adieu et merci, Madeleine.
Nous avons appris cette semaine la triste nouvelle du décès de la pionnière québécoise du syndicalisme et du féminisme, Madeleine Parent. Afin de rendre hommage à sa vie de militantisme, voici quelques liens à consulter.
Je vous conseille également la lecture du livre Entretiens avec Nicole Lacelle dont la moitié est consacrée à un entretien avec Madeleine Parent. La deuxième partie étant consacrée à l'autre militante syndicaliste exceptionnelle Léa Roback, vous ferez d'une pierre, deux coups.
Finalement, pour les plus visuelles, il y a le documentaire Madeleine Parent : tisserande de solidarités, réalisé par Sophie Bissonnette.
En espérant que vous serez inspirées et voudrez poursuivre son œuvre!
samedi 10 mars 2012
Le genre et LEGO
Vous avez peut-être vu la sortie, il y a quelques temps déjà, de cette capsule de Feminist Frequency en deux parties sur l'histoire des stratégies marketing de la compagnie LEGO selon le genre. Le contenu est extrêmement bien détaillé et permet d'apporter un œil critique sur les stratégies marketing pour vendre des jouets aux enfants.
Voici les deux clips avec des sous-titres français:
Partie 1 - LEGO friends - LEGO et le genre
Partie 2 - Le club des garçons - LEGO et le genre
Nous vous avons également déjà partagé une série de capsules tout aussi intéressantes issues également de Feminist Frequency.
Bon visionnement!
Voici les deux clips avec des sous-titres français:
Partie 1 - LEGO friends - LEGO et le genre
Partie 2 - Le club des garçons - LEGO et le genre
Nous vous avons également déjà partagé une série de capsules tout aussi intéressantes issues également de Feminist Frequency.
Bon visionnement!
dimanche 12 février 2012
Encore la St-Valentin...
Le 14 février est à nos portes. Outre le troisième anniversaire du blogue des Furies, cette date est plus connue pour être le jour de la St-Valentin, fête commerciale parmi les plus lucratives. En effet, en 2009 aux États-Unis seulement, il s'est vendu pour 14,7$ milliard de cartes, chocolats, fleurs, bijoux et autres dépenses dédiées à la romance.
Nous vous avions déjà profité, par le passé, de cette date pour partager un texte sur la St-Valentin ainsi que des affiches. Encore une fois, nous vous proposons de la lecture ainsi qu'une action de Justice pour les femmes autochtones disparues et assassinées.
Qu’est ce que la Saint-Valentin ?
Une fête commerciale
La Saint-Valentin est le bon moyen de re-dynamiser l’activité économique après les fêtes de Noël et les soldes. La pression est telle que tout(e) bon(ne) amoureux(euse) se doit de combler de cadeaux l’élu(e) de son coeur : nécessité de participer, nécessité de consommer. Et le plus merveilleux pour tou(te)s ceux et celles qui utilisent l’amour pour se remplir le porte-monnaie : personne n’y échappe ! Car il n’y a pas d’âge, de sexe, de couleur de peau ou de religion pour fêter la Saint-Valentin : nous sommes tous égaux devant la consommation.
Une fête oppressante
La Saint Valentin, c’est aussi l’obligation d’être en couple, de montrer qu’on est bien ensemble, et gare à celles et ceux qui seraient célibataires ! C’est l’occasion de raffermir la norme, de bien faire sentir à tous et toutes qu’il est nécessaire de prouver leur bonheur conjugal ; avec toute la souffrance, la culpabilité, la honte pour celles et ceux qui n’auraient personne avec qui fêter la Saint-Valentin.
Une fête sexiste
Et bien sûr, la Saint-Valentin, c’est une manière de plus de rappeler à la femme le rôle qu’elle se doit d’avoir : sois belle et tais-toi ! On nous exhibe partout la nécessité d’être séduisantes et désirables, d’attendre bien gentiment que notre prince charmant vienne nous chercher pour nous emmener dîner. C’est encore la femme objet, parée de dessous affriolants et inconfortables, mince jusqu’à l’anorexie, au service des fantasmes de l’homme et n’existant qu’à travers son regard.
Une fête homophobe
Tous les petits couples épanouis qu’on nous donne à voir on un curieux point commun : ils sont hétéros. Parce que bien sûr c’est le modèle absolu, le seul ; et que ceux et celles qui chercheraient leur bonheur dans une relation homosexuelle sont toujours considéré(e)s comme anormaux. C’est un instrument de plus pour entériner le stéréotype, et bien faire sentir à tou(te)s ceux et celles qui ne se reconnaissent pas dans ce modèle qu’ils et elles n’ont pas leur place ici.
La fête du couple
C’est l’occasion de nous remettre à l’esprit que le couple est la seule voie possible au bonheur et à l’épanouissement, avec tout ce qu’il implique : jalousie, tromperie et peur de perdre l’autre, mensonges, appropriation de l’autre. C’est nier qu’il existe d’autres façons de s’aimer : s’aimer pour un moment, s’aimer à trois, s’aimer librement. Avec la St-Valentin, on nous rappelle que l’amour se conjugue à deux, et n’existe que dans l’exclusivité ; et que la sexualité doit s’y limiter. Et c’est la dévalorisation de ceux et celles qui n’acceptent pas cette norme : une femme qui vit librement sa sexualité avec les partenaires de son choix n’est-elle pas toujours appelée "salope" ?
Texte du groupe : Les Farfadettes
contact : farfadettes@no-log.org
Formation d’ Anarcha-féministes Radicales Farouchement Autonomes et Dissidentes
Ailleurs sur la blogosphère
Un article de Jesuisféministe.com avec des liens intéressants vers le site de Occupy Valentine Day et la campagne de Filles d'Action : Actualités et féministeries, spécial St-Valentin radicale
Manifestation commémorative
Justice pour les femmes autochtones disparues et assassinées
le 14 février, à Montréal, à 17h30 au Square Cabot.
lundi 23 janvier 2012
Le masculin l'emporte sur le féminin
Récemment, j'ai pu observer des situations assez intéressantes en lien avec la féminisation de la langue française à l'oral. Des situations qui, selon moi, mettaient en perspective la manière dont la langue et surtout une de ses règles centrales, le fameux : Le masculin l'emporte sur le féminin, influence notre pensée.
Les différents évènements ont en commun qu'on y sentait un malaise important à l'origine de l'incident. Ces situations de malaise dans le groupe peuvent être une source intéressante de réflexion sur le sexisme de la langue.
Situation 1
Un interlocuteur s'adresse à un groupe majoritairement constitué de femmes. Celui-ci emploie donc fréquemment le féminin pour interpeller le groupe par exemple ''... en tant que travailleuses, vous ...''. Malgré que ce choix semble assez logique, une femme lève toutefois la main après un moment pour demander avec un certain malaise: ''Pourquoi est-ce que vous parlez au féminin?'' L'interlocuteur de répondre que le groupe est majoritairement féminin.
On peut voir que même lorsque l'emploi du féminin peut sembler rationnel pour désigner un groupe majoritairement féminin, les années de martèlement avec le masculin l'emporte sur le féminin crée un malaise ou un inconfort assez grand pour aller jusqu'à prendre la parole pour questionner ce choix.
On peut voir que même lorsque l'emploi du féminin peut sembler rationnel pour désigner un groupe majoritairement féminin, les années de martèlement avec le masculin l'emporte sur le féminin crée un malaise ou un inconfort assez grand pour aller jusqu'à prendre la parole pour questionner ce choix.
Situation 2
Une femme fait un exposé oral sur son milieu de travail. En décrivant son milieu, elle désigne l'ensemble des personnes avec qui elle travaille au féminin par exemple, ''... les autres travailleuses...''. Tout de suite après, elle marque une petite pause, a un rire de malaise et s'empresse de dire qu'elle ne dit pas ça pour être sexiste. En fait, il n'y a que des femmes dans son milieu d'où l'utilisation du terme féminin.
Cette situation est assez incroyable de mon point de vue. Une femme s'est senti obligée de se justifier pour avoir utilisé le féminin dans une situation où c'était la chose à faire selon la langue française (puisque ses collègues étaient toutes des femmes).
J'ai rarement vu des personnes qui n'ont pas féminisé un terme se reprendre instantanément avec malaise pour se défendre d'être sexiste tandis que c'est le cas pour une femme qui fait un usage correct de la langue française.
Situation 3
J'ai observé celle-ci plus d'une fois et elle me marque toujours autant. Une personne dans un groupe, un prof, un conférencier ou toute autre personne parle à un groupe constitué majoritairement de femmes. Il féminise les termes pour désigner le groupe par exemple les étudiantes, les travailleuses, les citoyennes etc. À noter que c'est assez rare, plusieurs vont continuer à quand même utiliser des termes au masculin. Cependant, lorsque cela se produit, presque toujours les garçons de la salle démontrent soit un malaise, un inconfort ou une frustration qui parait dans leur langage corporel ou qu'ils expriment verbalement. Si la personne qui parlait le remarque (c'est le cas la plupart du temps, car les réactions sont assez visibles) elle se confond en excuse et rassure le groupe que les garçons sont bel et bien là malgré que peu nombreux.
N'est-ce pas ce que les femmes vivent chaque jour de leur vie? On leur apprend toutes jeunes que le masculin l'emporte sur le féminin. On les écarte de notre discours et de nos écrits. On ne les nomme jamais. Ai-je déjà vu une personne s'excuser de ne pas ''nommer'' les femmes présentes?
Par contre, lorsque (rarement) un garçon vit cette situation, celui-ci s'en offusque et éprouve un malaise. Il a été habitué que son genre soit celui qui prédomine. Il est toujours nommé, même que son genre peut désigner toute l'espèce humaine, il est un Homme après tout.
Par hasard, cette semaine (ça tombe bien!), j'ai vu un article publié par Le Monde sur la féminisation!
Un article de France, Genre, le désaccord, qui parle de la règle ''Le masculin l'emporte sur le féminin'' et d'une possible alternative qu'est la règle de proximité.
Extrait :
"Lorsque les deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble l'emporte", affirme l'abbé Bouhours en 1675. "Le genre masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle", complète élégamment, en 1767, le grammairien Nicolas Beauzée.
"Cette règle grammaticale qui instaure la domination du masculin sur le féminin est historiquement très datée : elle nous renvoie à la monarchie absolue, au Roi-Soleil et au catholicisme triomphant, regrette Jacqueline Costa-Lascoux, directrice de recherches au CNRS. La langue, c'est l'architecture de la pensée. Nous sommes au XXIe siècle : adoptons donc la règle de proximité, qui est plus simple et plus esthétique. Elle sonne mieux à l'oreille, elle offre plus de liberté dans l'écriture, et surtout, elle est plus égalitaire."
lundi 2 janvier 2012
Résultats - Misogyne de l'année 2011
Et le grand gagnant de notre très scientifique sondage...
...
...
...
Et oui! Stephen Harper!
Il semblerait que les nombreux affronts de notre cher premier ministre, maintenant majoritaire, lui ait valu le titre de misogyne de l'année!
Toutefois, aucun candidat n'a été laissé de côté par votre colère transposée en vote.
2ème et 3ème place
Bien que la lutte pour la deuxième place a été serrée, c'est Pierre-Hugues Boisvenu qui l'a obtenue. Être un sénateur conservateur aux déclarations tellement pertinentes semble avoir été un atout non négligeable.
De son côté, Michel Lizotte, bien que peu connu, a atteint la troisième place grâce à son homophobie et ses glorieuses métaphores entre l'homosexualité et la malbouffe/ l'adultère/ la paresse/ le vol.
4ème et 5ème place
C'est en fait un ex equo à la quatrième place entre le mademoiseau Mathieu Bock Côté et la Police. Il faut dire qu'ils ont moins de temps pour étaler leur sexisme. L'un est plus occupé à s'attaquer à tout ce qui n'est pas assimilé aux ''québécois de souche'' et l'autre à faire le sale boulot de répression.
Voici les résultats en détails datant du 2 janvier 2012 à midi :
Merci d'avoir participé en si grand nombre!
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