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vendredi 11 novembre 2011

Bedsider - tout ce que vous avez besoin de savoir sur la contraception


Bedsider est un site web américain extrêmement complet concernant les méthodes de contraception. On y trouve des fiches détaillées de chaque méthodes, un tableau comparatif plus que complet, des témoignages et des capsules informatives sur des mythes associés au sexe et à la contraception.

Une des capsules que je considère particulièrement importante est la suivante. Ce vidéo concerne les risques de conception durant les règles. J'ai remarqué qu'un grand nombre de jeunes femmes n'étaient pas au courant, ce qui peut avoir des conséquences importantes. Partagez l'information avec vos amies! Vous pouvez activer les sous-titres en cliquant "cc". La traduction est en dessous du vidéo. Plus de capsules ici.


(Traduction)

Vrai ou Faux?

Règles bénies

M, 27 ans : Si vous avez des rapports sexuels durant vos règles, il n'y a absolument aucun moyen pour vous de tomber enceinte. Pensez-y. Vous saignez. Où l’œuf va-t-il aller? C'est comme un paysage totalement inhospitalier là-dedans.

Eve Espey, docteure : Les œufs peuvent trouver une oasis dans n'importe quel paysage. La vérité est qu'il n'y a aucun moment absolument sécuritaire.
Première chose, il peut y avoir un épisode de saignement sans que ce soit les règles. Rappelez vous seulement d'être protégée 100% du temps.
Plus précisément, on est jamais à l'abri d'un dérèglement de notre cycle, donc soyez prudents et prudentes!

jeudi 25 août 2011

Mystères de l'orgasme féminin

Pour celles et ceux qui s'intéressent à la question de l'orgasme féminin, voici une émission en 4 parties qui fait état des plus récentes recherches sur la question. Malheureusement le tout est en anglais. En gros, les scientifiques se demandent à quoi sert l'orgasme féminin, quels sont ses impacts sur le cerveau, son utilité dans le cadre de la reproduction. Certaines de leurs théories peuvent être critiquables ou intéressantes d'un point de vue féministe, à vous de vous faire une idée. Mais d'une façon ou d'une autre, il s'agit d'un reportage très intéressant si l'on veut connaitre mieux l'anatomie féminine et le fonctionnement du corps.

Partie 1


Partie 2


Partie 3


Partie 4





samedi 18 juin 2011

L'alimentation selon The Fat Nutritionnist




J'ai toujours quelques appréhensions à présenter du matériels ou des blogues anglophones puisque je sais que ce n'est pas la majorité des francophones qui sont à l'aise avec l'anglais. C'est d'autant plus dommage qu'il y a énormément de textes avec des idées rafraichissantes et originales. Il n'en fallait pas plus pour qu'on traduise l'un d'entre eux!


Le texte provient du blog...
Merci à Michelle pour avoir accepté d'être traduite!



Un de mes messages les plus scandaleux est que vous devriez manger tout ce que vous voulez et autant que vous en voulez!

Ce qui me scandalise c’est la façon dont les gens interprètent souvent ce message. Encore et encore, voici ce que les gens me répondent :

“Je ne peux pas faire ça parce que je mangerais du gâteau 24h sur 24h, 7 jours sur 7.”

“Mais on s’empiffrerait tout le temps!”


“J’aurais une alimentation tellement déséquilibrée que je m’en rendrais malade.”

J’en conclus donc que quand je dis ; ‘’Mangez de la nourriture. Des trucs que vous aimez. Autant que vous voulez.’’ Ce que les gens entendent vraiment ressemble plus à:

Manger de la nourriture qui vous fait vous sentir mal, en quantité monstrueuse!

Cette interprétation en dit long sur la perception de notre culture par rapport à la nourriture.
Premièrement, ça montre que nous croyons que la nourriture savoureuse et la nourriture santé ne sont pas la même chose. Donc, si vous mangiez seulement de la nourriture qui a bon goût, vous auriez une alimentation malsaine pour le reste de vos jours.

À cette affirmation, ma petite voix intérieure ne peut que huer « BOUUUUH »

Non seulement tous les aliments, incluant la malbouffe (fast food), contiennent des éléments nutritifs, mais plus important – les aliments nourrissants sont souvent extrêmement délicieux. Si ce n’est pas l’expérience que vous avez avec les aliments, il y a plusieurs possibilités :

Peut-être avez-vous besoin de vous questionner sur ce que signifie nourrissant pour vous en apprenant un peu de Nutrition 101 – Qu’est-ce qu’un glucide? Qu’est-ce que le gras? Qu’est-ce qu’une protéine? Où les retrouve-t-on? (Réponse : partout où il y a quelque chose de comestible) Et que font-ils pour vous? (Réponse : à peu près tout.)

Ou peut-être n’avez-vous jamais eu de relation avec la nourriture santé autre que dans un contexte de culpabilité et donc vous éprouvez du ressentiment par rapport à celle-ci. Comme résultat, ou bien votre principale préoccupation alimentaire est de faire partie de ceux qui mangent santé ou bien vous mangez de la façon la plus rebelle possible.

Peut-être n’avez-vous jamais vraiment appris à apprécier plus que quelques aliments et que votre éventail de choix a besoin d’être agrandi. Peut-être que vous êtes sous une sorte de restriction thérapeutique avec laquelle vous n’êtes pas encore réconcilié.

Ou peut-être vous permettez vous de manger seulement quand vous êtes désespérément affamé-es – dans cette situation vous êtes plus susceptibles de rechercher des “mauvais’’ aliments riches en calories, parce que vous êtes au bas de la pyramide. Et à ce stade, avoir suffisamment de nourriture = avoir suffisamment de calories.

Peu importe de quelle façon on envisage le problème, il y a quelque chose qui interfère entre vous et votre nourriture.

Deuxièmement, ces suppositions indiquent que vous croyez que tout le monde veut trop manger, tout le temps. Je ne sais pas si cette suppositions vient d’une vie passée à restreindre son alimentation et d’une faim constante ou d’une mauvaise compréhension de la quantité de nourriture qu’il est approprié de manger (Réponse : la quantité juste est celle qui soutien votre santé et vous satisfait, peu importe votre poids), ou d’une croyance que la nourriture crée une dépendance ou d’une question de choix moraux? De toute façon, c’est une conception fausse et inappropriée à propos de l’humanité et de la nourriture en général.

Si vous êtes comme la plupart des êtres humains, vous recherchez probablement le plaisir et évitez la douleur, mis à part certaines contraintes morales, vous aimez vous sentir bien et vous ne souhaitez pas vous sentir mal.

Quand on parle d’aliments dans des termes immédiats, il semble évident que les gens aiment la nourriture qui a bon goût et n’aime pas celle qui goûte mauvais. Cependant, il y a plus que notre expérience immédiate des aliments.

Ceux et celles d’entre vous qui avez une intolérance au lactose, vous allez me comprendre quand je dis :

Ce que vous fais ressentir la nourriture est souvent aussi important que son goût.

Si vous ne vous êtes jamais arrêté-es pour penser à comment vous vous sentez après avoir mangé, peut-être est-ce parce que avez-vous été trop pris dans la spirale de la culpabilité et de la honte pour réfléchir à cette idée. Ou peut-être mangez-vous selon des règles de nutrition imposées sans vraiment vous arrêter pour porter attention à ce que vous ressentez en mangeant de cette manière. Ou vous êtes en plein milieu du grand divorce entre l’esprit et le corps. Et vous n’êtes pas seul-e.

Mais apprendre quel effet a la nourriture sur vous, immédiatement et à plus long terme, est fondamental pour apprendre à prendre soin de soi.

Selon moi, la nourriture qui vous fait sentir étrange ou pas dans votre assiette – peu importe son bon goût sur le moment – n’est pas un met que vous devriez aimer inconditionnellement. Les quantités de nourriture qui vous font vous sentir mal ne sont pas les quantités que vous voulez vraiment ingérer. Si vous sacrifiez constamment votre bien-être pour le goût immédiat des aliments, c’est le signe que quelque chose ne tourne pas rond.

Je mange sans réserve pratiquement tout ce que je veux. Avoir une attitude vraiment détendue par rapport aux aliments et me donner la permission de manger sans conditions m’a permis d’arrêter de trop penser à si je devrais ou ne devrait pas manger ceci ou cela, et de plutôt remarquer à quel point la nourriture est savoureuse et comment elle me fait sentir. Ci-dessous, un bref exemple de quelques observations que j’ai faites :

J’aime vraiment le goût du Coca-Cola, mais ça me fait sentir assoiffée et un peu bizarre parfois. J’en bois donc seulement à l’occasion, avec un repas et souvent coupé avec de l’eau et beaucoup de glace.Je me sens mieux si je mange un déjeuner riche en fibres qui contient une bonne quantité de gras (surtout sous forme de beurre et de crème) – c’est plus satisfaisant, a meilleur goût et me soutient plus longtemps. Je me sens mieux, plus énergique et plus satisfaite que si j’avais mangé des légumes. J’ai besoin de bonne portion de protéines avec mon dîner et mon souper. Si je ne mange pas une collation en après-midi, je m’endors. Je me sens bien et fonctionne mieux si je bois au moins 2 grands verres d’eau chaque jour. J’aime beaucoup les fraises et je les préfère entières, fraîches ou congelées. Mis à part les fraises, je ne mange pas beaucoup de fruits sans accompagnement, car le sucre seul me fait sentir un peu étrange. Ajouter du fromage ou des noix fait passer la chose beaucoup mieux. Les céréales avec du sucre ajouté goûtent vraiment bon, mais ne sont pas un repas satisfaisant pour moi et égratignent ma bouche. Donc, je pense à elles pour mes collations ou des desserts, au lieu d’un déjeuner. J’aime le chocolat et il me fait me sentir bien, j’en mange donc quand je veux, mais rarement assez pour m’en rendre malade ou inconfortable. Le popcorn nature est plus croquant que le popcorn extra-beurre. Si je veux plus de beurre, j’en fais fondre et l’ajoute à mon popcorn. Je déteste vraiment la sensation d’être désespérément affamée ou beaucoup trop pleine.


Ces observations me permettent de manger ce que je veux, dans la quantité que je désire – ce qui signifie que je finis par manger de la nourriture qui à la fois goûte bon et me fais sentir bien. Je satisfais ma faim sans dépasser les limites de ma satiété et je prends soin de moi-même avec la nourriture plutôt que de me nuire avec elle.

Pour moi, “vouloir” quelque chose signifie plus que simplement aimer le goût que ça a, mais veut également dire de considérer comment cela me fait me sentir. Les deux variables vont ensemble dans une sorte de calcul coût-bénéfice, à chaque repas, pour répondre à l’éternelle question, qu’est ce que je mange?

Peu importe ce que je finis par choisir dans chaque situation, la réponse est toujours la même : je veux me sentir bien.


Version originale:
Food you like is food that feels good.
By Michelle | Published: January 24, 2011

Traduction française : Les Furies avec l'aide précieuse de Philippe B.


G.S.

dimanche 30 janvier 2011

Être enchaînées et s'aimer?

Lorsqu'on entend "prison", on pense d'abord "hommes", puis "violence", souvent "sexualité" et "échapper son savon". Vous voyez le principe. Évidemment, il y des femmes prisonnières (3% en France) et elles peuvent aussi vivre une sexualité en prison.


Selon Gwénola Ricordeau, " (l)es raisons de l’invisibilisation des femmes incarcérées (...) et de leur sexualité sont certainement à chercher dans les représentations communes de la sexualité des femmes, mais aussi des identités sexuées et des rapports sociaux de sexe qui réduisent les femmes – dedans encore davantage que dehors – à des mères ou à des épouses."




Dans son article Sexualités féminines en prison : pratiques, discours et représentations, Ricordeau parle du peu de recherches ayant été effectuées d'abord sur ces femmes et encore plus sur leur vie sexuelle taboue. Elle émet certaines hypothèses concernant cette situation. Elle effectue donc une série d'entrevues avec des hommes et des femmes emprisonné-es sur la question de la sexualité féminine en prison.

Elle explore plusieurs aspects de la sexualité féminine et de sa répression en prison, mais aussi les conceptions genrées qui sont à l'œuvre dans le milieu. On y retrouve des données sur l'homosexualité féminine, les perceptions du désir féminin versus le désir masculin avec témoignage à l'appui. « La frustration, ça doit être plus dur pour les femmes. Nous, on a la veuve poignée, on a les pornos. […] On m’a dit que si, en tant qu’homme, vous allez chez les femmes, vous vous faites violer ! » (Renald, Clairvaux).


Un exemple intéressant concernant les rôles et stéréotypes masculins/féminins: une expérience française appelée Unité de Vie Familiale (UVF) garantit un endroit où rencontrer ses proches dans l'intimité pour les détenu-e-s. Alors que pour les hommes, cet endroit est considéré comme un "parloir intime ou sexuel", pour les femmes il s'agit d'un endroit pour maintenir le lien des mères avec leurs enfants. Donc avec la prison," on punirait les hommes par la privation des femmes (et donc de sexualité), (et), on punirait les femmes en les privant de leurs enfants ou de la possibilité de procréer."



On y parle de "safe sex" :

"Si dans la plupart des établissements, l’accès aux préservatifs masculins est possible, les préservatifs féminins (fémidons) sont eux distribués exceptionnellement. De plus, la politique de prévention des transmissions des maladies et infections sexuellement transmissibles, imparfaite certes, menée dans les prisons d’hommes, n’a pas d’équivalent dans les détentions féminines. Selon un préjugé tenace, les rapports sexuels lesbiens seraient exempts de risques de contamination."

L'auteure traite finalement des relations des détenues avec le personnel surveillant de sexe opposé, des agressions à caractère sexuel et des rapports de pouvoir entre détenues.

Je ne vous ai donné que quelques bribes de cet article très intéressant. Je vous invite fortement à le lire en entier!

Les très belles photos sont tirées du JailProject.





jeudi 11 novembre 2010

Pousse...Pousse...POUSSE! Un exemple à suivre sur l'accouchement.

J'ai entendu, lu, vu plusieurs témoignages de femmes concernant leur expérience d'accouchement à l'hôpital. Le bilan, c'est qu'il y en a quelques-unes de chanceuses pour qui tout se passe bien et beaucoup pour qui l'expérience s'avère très éprouvante entre autre à cause du traitement donné par le personnel soignant.

Les principaux problèmes : la logique marchande et le non-respect du corps et du rythme de la femme.

Les femmes sont constamment brimées dans leurs droits durant la grossesse mais aussi durant l'accouchement. Si le travail s'annonce très long, si la place manque, les médecins n'hésiteront pas à provoquer, précipiter l'accouchement pour une plus grande efficacité. On poussera les femmes à accepter la péridurale à tout prix, encore pour raccourcir le processus. On procédera à des césariennes lorsque ce n'est pas nécessaire pour sauver du temps. On obligera la femme à être couchée sur la civière, les jambes élévées alors que des études prouvent que ce n'est pas du tout la position idéale. On séparera très rapidement la femme de son enfant sous différents prétextes. Toutes ces opérations sont pratiquées souvent sans réellement informer les femmes, en dénigrant leurs incertitudes, en attribuant leurs doutes légitimes aux hormones, à la peur, à la panique, etc. Il n'est pas tenu compte des droits de la femme de consentir en pleine connaissance de cause à ce que lui est proposé. Évidemment certains hôpitaux ont des politiques infiniment plus respectueuses du rythme et des besoins des femmes. Des organismes comme le Regroupement Naissance-Renaissance travaillent sur ces enjeux depuis longtemps. Elles font entre autre la promotion de la profession de sage-femmes, des maisons de naissance, etc.

Le Venezuela a fait un grand pas dans la reconnaissance du phénomène en 2007 lorsqu'il a ajouté le concept de "violence obstétrique" dans "The Organic Law on the Right of Women to a Life Free of Violence". Le concept est en gros défini comme étant
"…the appropriation of the body and reproductive processes of women by health personnel, which is expressed as dehumanized treatment, an abuse of medication, and to convert the natural processes into pathological ones, bringing with it loss of autonomy and the ability to decide freely about their bodies and sexuality, negatively impacting the quality of life of women.”

Traduction approximative : l'appropriation du corps et des processus reproductifs des femmes par le personnel médical, qui s'exprime par un traitement déshumanisé, une médication abusive. La transformation de processus naturels en pathologies, accompagné d'une perte d'autonomie et de la capacité de décider librement pour les femmes en ce qui concerne leurs corps, leur sexualité. En bref, des comportements ayant un impact négatif sur leur qualité de vie.

Plusieurs actes sont identifiés comme étant de la violence obstétrique.
(1) Untimely and ineffective attention of obstetric emergencies; (2) Forcing the woman to give birth in a supine position, with legs raised, when the necessary means to perform a vertical delivery are available; (3) Impeding the early attachment of the child with his/her mother without a medical cause thus preventing the early attachment and blocking the possibility of holding, nursing or breast-feeding immediately after birth; (4) Altering the natural process of low-risk delivery by using acceleration techniques, without obtaining voluntary, expressed and informed consent of the woman; (5) Performing delivery via cesarean section, when natural childbirth is possible, without obtaining voluntary, expressed, and informed consent from the woman.

Donc 1 - Attention prématurée et inefficace accordée aux urgences obstétriques.
2- Obliger les femmes à accoucher couchées, les jambes levées...
3- Nuire à la création du lien mère/enfant en les séparant sans causes médicales dès la naissance.
4- Altérer le processus naturel d'accouchement en utilisant des moyens pour l'accélérer sans avoir un consentement conscient et volontaire de la femme.
5- Utiliser la césarienne lorsque non-nécessaire, sans consentement, etc.

Cette loi ne couvre pas toutes les situations abusives et violentes pouvant arriver aux femmes durant l'accouchement, entre autre ce que les anglophones appellent le "birth rape", c'est-à-dire l'introduction à répétition ou non de doigts ou d'objets dans le vagin de la femme sans son accord et sans justification suffisante. Cette loi constitue malgré tout un très bon début, déjà beaucoup plus poussé que ce qui existe ici. Espérons qu'elle est réellement appliquée. Il semble qu'en 2008, il y avait toujours un manque d'information et que les résultats escomptés n'étaient pas au rendez-vous.

Somme toute, pas de doute qu'il y a encore énormément de chemin à faire pour que les femmes se réapproprient totalement le contrôle de leurs fonctions reproductrices...

Un premier petit pas à faire si vous voulez: signer cette pétition sur les maisons de naissance ;)

vendredi 5 novembre 2010

Cosmétiques toxiques

Un petit vidéo d'éducation populaire très bien fait, à voir...



Un article sur le même sujet sur Jesuisféministe: Cosmétiques : On veut votre peau avec beaucoup de liens québécois, canadiens, européens ou américains pour s'informer sur le sujet et sur les alternatives disponibles.


G.S.

mercredi 3 novembre 2010

Les anti-choix et leurs mensonges

Une enquête à voir de Rue Frontenac sur des groupes anti-choix, qui prétendent conseiller les femmes enceintes de façon neutre et éclairée, mais qui leur donnent des informations fausses afin de les convaincre de ne pas se faire avorter. On peut écouter des entretiens téléphoniques avec les ''intervenantes'' de ces centres qui profèrent des conseils faux, alarmants et très jugeants.

***À noter que la journaliste utilise une image utilisée fréquemment par ces groupes, preuve de leur influence insidieuse.


D'ailleurs, voici l'avertissement qu'on retrouve sur le site Canadians for choice;

Attention : au Canada, il y a plusieurs centres qui se font appeler « centres d’aide à la grossesse » ou « centres d’urgence-grossesse » et qui mettront gratuitement à votre disposition des tests de grossesse. Ces centres peuvent être dangereux car beaucoup d’entre eux sont anti-choix : sous prétexte de vous « conseiller » dans vos choix, ils tenteront de vous dissuader de vous faire avorter en vous induisant en erreur sur les étapes de croissance du fœtus et sur l’avortement. Si vous n’êtes pas sûre de l’attitude pro-choix ou anti-choix du centre de grossesse près de chez vous, appelez-le avant d’y aller et demandez à la personne qui vous répond si elle peut vous aiguiller vers un endroit où vous faire avorter. Si le centre est anti-choix, la personne refusera de vous aiguiller et elle tentera de vous convaincre de venir la voir pour vous faire « conseiller ». Si c’est le cas, vous n’avez qu’à refuser et à contacter un autre centre. Vous pouvez aussi appeler l’Association canadienne pour la liberté de choix, dont l’une des employées compétentes se fera un grand plaisir de vous aider.

Le mouvement anti-choix aux États-Unis se mobilise également. En plus des centres qui mentent aux femmes enceintes, on retrouve un réseau de ''Phamaciens pour la vie'' qui refuse de donner des prescriptions de contraception, de pilules du lendemain ou de conseils sur la contraception ou l'avortement aux femmes et également de les référer à un autre pharmacien.
Pour en savoir plus : Pharmacists Dispense Anti-Choice Activism ou voir une réaction d'une blogueuse déjà publier sur les furies


Et pour finir une petite BD sur Wal-Mart (un des cinq plus gros distributeurs de médicaments aux États-Unis) qui, il y a quelque années, a refusé de distribuer et de vendre le Plan B, un contraceptif. Il c'est ravisé depuis suite à la polémique que cela avait engendré.








G.S.

vendredi 8 octobre 2010

Fat is Beautiful!


"One cannot think well, love well, sleep well, if one has not dined well." - Virginia Woolf

Vous avez peut-être la semaine passée lu cet article du Devoir. Malheureusement l'article n'est pas disponible en entier, je vous le résume donc ici.

On nous apprend que les taux d'obésité augmentent dans tous les pays. Que dans les pays pauvres, ce sont les riches qui ont des surplus de poids, alors que dans les pays riches, ce sont les pauvres qui sont obèses. Les femmes et les enfants sont plus à risques. Les personnes obèses ont moins de chances de trouver un emploi et d'obtenir des promotions à cause de leur "mauvaise santé", mais elles sont aussi victimes de discrimination par les employeurs qui considèrent les grosses personnes comme étant forcément moins performantes (lire paresseuses). En Suède, le salaire des personnes obèses est en moyenne 18% inférieurs à celui de leurs collègues minces. Finalement, on explique l'impact que cette augmentation de l'obésité a sur les différentes économies nationales et on propose des mesures telles que l'augmentation de taxes sur les produits "mauvais" pour la santé. "On rapporte également qu’en Alabama et au Japon, on n’hésite pas à offrir des crédits d’impôt aux contribuables qui acceptent de faire un effort pour améliorer leur santé. "

D'abord, le journaliste n'a pas tort lorsqu'il parle de discrimination, mais il n'en saisit pas toute l'ampleur. Ce qu'il faut savoir d'abord, c'est que les indicateurs de santé concernant le poids sont très arbitraires. Le fameux IMC (indice de masse corporelle - poids/taille) auquel nous avons tous été confronté à l'école n'est basé sur aucune étude significative. Les indicateurs que nous devrions considérer en réalité sont le taux de cholestérol, la pression artérielle et autres du même genre. Il est possible d'être gros et d'être néanmoins en santé. Une personne qui se nourrit bien, mange à sa faim, fait de l'exercice (qu'elle aime) régulièrement va avoir son poids santé, même si celui est plus élevé que celui des autres. Les grosses personnes peuvent être plus malades, mais il y des raisons à cela aussi. Premièrement, ces personnes peuvent être gênées d'aller consulter le médecin. Et ce pour la bonne raison que quasi systématiquement, peu importe le problème de la personne, le médecin va proposer une diète et demander au patient de maigrir. Tous les problèmes sont attribués au poids, ce qui fait que certaines personnes sont traitées beaucoup trop tard. L'ensemble des diètes a un taux de réussite de 10%, donc dans 90% des cas, les gens récupère le poids perdu et même plus. Certaines études montrent que les diètes à répétition seraient nocives pour la santé et réduirait l'espérance de vie.

Naomi Wolf a dit, dans son livre The Beauty Myth : "Dieting is the most potent political sedative in women's history; a quietly mad population is a tractable one." Non seulement le culte de la minceur est-il nocif physiquement, mais il l'est aussi mentalement. Des milliers de gens sont constamment préoccupés par leur poids, se morfondent, s'empêchent de faire des choses qu'elles voudraient faire, se refusent des activités ou des rencontres. Cette situation doit changer.


Toutes les infos que j'ai donné ici sont tirées de l'excellent livre Fat!so? par Marilyn Wann. Vous pouvez en lire des extraits en cliquant sur le lien. Je vous conseille aussi le site qui y est associé. Je le recommande à toute personne intéressée par le sujet.

J'aime aussi vous montrer des projets positifs, vous montrer qu'on peut changer les choses. J'ai découvert via Sociological Images un projet appelé Adipositivity. Il s'agit d'un projet photographique qui vise à montrer la beauté des grosses femmes et à sensibiliser les gens à ce sujet. Il y a de très belles photos, certaines de nues (faites pas le saut ;)). Les photos qui illustrent ce billet sont tirées de leur site.

mardi 20 juillet 2010

Alternatives d'hygiène menstruelles



À noter! Cet article n'a aucunement pour but de culpabiliser les utilisatrices de produits jetables. Je voulais présenter des alternatives aux produits du courant dominant et de l'information sur le sujet encore tabou des menstruations. Jetables ou pas, l'important c'est de trouver (en s'informant) ce qui nous convient le mieux, selon nos valeurs, besoins et préférences!

2ème Note! Aux gars, je peux comprendre que ce sujet ne vous touchent pas ''directement'' donc peut vous sembler inintéressant, mais de vous informer sur le sujet et d'être à l'aise avec celui-ci permet de contribuer à briser le tabou.


MENSTRUATIONS! Juste se questionner sur ce que ce mot évoque est assez révélateur du contexte culturel qui l'entoure; sale, péjoratif, à cacher, honteux, détesté, dégoutant, taché... etc

De plus, c'est en discutant avec d'autres femmes, en m'informant sur le sujet et en découvrant des alternatives que j'ai réalisé que outre le '' je suis dans ma semaine'', on ne parle JAMAIS de son vécu par rapport à ses menstruations; comment on les perçoit, comment on les vit, comment on les gère...

Le tabou au sujet des menstruations est très fort et construit nos manières de voir et de vivre notre rapport avec notre propre corps. On les voit comme quelque chose à cacher, on se sent sale, bref c'est un déchet. Ce contexte social engendre un rapport assez conflictuel avec ses propres règles et donc avec l'utilisation des produits d'hygiène menstruels.

Question de briser un peu le tabou, parlons des alternatives d'hygiène menstruelles (ne vous sauvez pas :P, c'est toujours bon de les connaitre!) Les tampons et serviettes jetables sont présentés pratiquement de facto comme les seuls produits possibles. Si les alternatives sont discutées on en parle souvent comme de produits ''Hyppie-grano-radical-écolo'' et jamais comme de vraies options qui peuvent très bien répondre aux besoins de certaines femmes avec ou sans considération écologique!

Pourtant, de réelles critiques peuvent être formulées sur les produits jetables. D'abord, il y a bien sur l'aspect écologique en considérant le nombre de déchets, mais on peut également penser à l'aspect économique, le coût accumulé de l'achat des produits jetables est non négligeable (surtout qu'ils sont taxés) ou l'aspect santé avec les effets possibles sur le corps des produits chimiques (par exemple le syndrome du choc toxique) sans oublier qu'en étant considérés comme la norme, ils occultent d'autres possibilités qui pourraient mieux nous convenir et nous aider à instaurer un nouveau rapport avec notre corps.

Les autres options;
(en partie tiré du site du Centre des Femmes de l'UQAM, du blogue de Raffa et de la page menstruation de Ekopedia)

Les coupes menstruelles
Il existe deux sortes de coupes menstruelles : celles faites de silicone (diva cup, mooncup), et celles faites de caoutchouc (keeper). La coupe menstruelle est lavable et réutilisable, avec une durée de vie d’environ dix ans. Elle est insérée à l’intérieur du vagin, pour recueillir le sang menstruel. Après l’utilisation, il doit être vidé, rincé et réintroduit. Il peut être vidé à des intervalles allant de 4 à 12 heures, retenant beaucoup plus de sang qu’un tampon super. Il peut être porté durant la nuit, lors d’activités sportives (incluant la natation), et lors de l’urination. La coupe demeure en place grâce à une légère succion contre les parois vaginales. Entre chaque cycle, il est recommandé de nettoyer la coupe. Vous pouvez la faire tremper, ou la nettoyer, mais il faut éviter les savons irritants ou parfumés qui pourraient déséquilibrer le Ph de votre vagin.
Divacup à gauche et Keeper à droite
Incertaine? Certaines compagnies proposent de l'essayer pendant 3 mois ou un an et si vous ne l'avez pas encore apprivoisé au bout de cette période, vous pouvez vous faire rembourser. Il ne vous en coute donc rien d'essayer!
Elle est vendue au coût d'environ 30 à 50$.
Les éponges de mer
Faites de matériel naturel à 100%, elles sont biodégradables, ne contiennent aucun agent chimique. Elles sont lavables et réutilisables pendant six mois. Elles sont capables d’absorber entre 6 et 9 grammes de liquide. Il est recommandé de retirer l’éponge toutes les 4 ou 6 heures afin de la rincer ou de la changer. On peut leur coudre un petit cordon pour les retirer plus facilement. Entre chaque cycle, il faut faire tremper l’éponge, en évitant les savons irritants ou parfumés qui pourraient déséquilibrer le ph de votre vagin.
Les serviettes réutilisables
Faites de coton ou de flanelle, elles sont lavables et réutilisables. Certaines comportent plusieurs couches de tissu pour absorber les écoulements, alors que d’autres en contrôlent moins. Elles peuvent être mises à la laveuse et à la sécheuse. Vous n'avez qu'à faire tremper vos serviettes dans l'eau froide quelques minutes avant le lavage. L'eau de trempage peut devenir une boisson énergétique pour vos plantes, un engrais naturel. Remarque: vous pouvez aussi le faire avec les écoulements dans votre coupe menstruelle dilués dans de l'eau.
Les prix sont assez différents selon comment elles sont conçues et qui les vends.

La plupart de ces produits peuvent être disponibles dans les boutiques de maternité, écologiques ou de santé, ainsi que dans certain-e-s universités ou cégeps, vous pouvez également chercher sur le web ou tout simplement appeler les endroits où il pourrait y en avoir.
Un site qui répertorie quelques distributeurs
Si vous voulez rester dans le jetable, mais avez des préoccupations de santé et écologiques vous pouvez opter pour les produits biodégradables et/ou biologiques .
Ex. Natracare


De nouvelles options égalent des questionnements, appréhensions et préoccupations, donc pour démystifier le tout, voici des sites qui comportent des informations et des témoignages de personnes qui ont essayé l'un ou l'autre de ces moyens!

Plus d'info!

Coupes menstruelles:
Guide pratique des coupes menstruelles
Historique, entretien, mise en place, conseils et astuces, points forts et faibles, réponses aux principaux questionnements et plus

Easy Cup (ne vous fiez pas au nom, c'est un site en français)
Site consacré entièrement à ce sujet; des retours d'expérience, des conseils, les différents modèles à travers le monde et plus

Serviettes réutilisables:
Le site de la compagnie Lunapads (en anglais)
Bien que la compagnie utilise beaucoup les stéréotypes du rose/fleur/jolie (comme la compagnie qui commercialise la Diva Cup d'ailleurs) et vend bien sûr son produit, elle possède énormément de choix et beaucoup d'informations sur l'utilisation de serviettes réutilisables et de témoignages sur les femmes qui ont fait le changement.
Serviettes lavables
Témoignages, patrons pour en confectionner soi-même, endroits où s'en procurer et autres infos notamment sur la coupe menstruelle

Si vous êtes douées en couture ou voulez commencer, il est possible de trouver énormément de patrons de serviettes en tissus sur le web pour les fabriquer soi même (beaucoup plus économique) voici des modèles;
Diy Pads; Mouvement de libération des vagins
L'expérience de fabrication d'une blogueuse et plusieurs liens vers différents patrons


Éponges:
J'ai trouvé peu d'information sur celles-ci
Éponges moon


Si vous voulez pousser davantage le sujet des alternatives...
Recueil informatif et argumentatif à propos des produits menstruels réutilisables: Prendre en main ses menstruations (Coupe menstruelle, serviette d'hygiène féminine réutilisable, éponge de mer) par le comité ÉCOmenstruELLES de l'Université du Québec à Montréal

Document très très complet, si le sujet vous intéresse À LIRE!
-Première partie sur le construit social autour des menstruations, l'aspect politique lié à la méconnaissance des produits menstruels réutilisables; ainsi que l‟enjeu économique : la femme menstruée en tant que consommatrice.
-Le second bloc est sous forme de témoignages et démarches personnelles d'initiée aux produits menstruels réutilisables et de leur enquête auprès de professionnel-le-s de la santé
-Troisième partie consacrée à l'environnement, tout le processus est analyser; production, utilisation, élimination.



Bref, pour terminer, je vous dirais que si vous êtes intriguées et que ça vous tente d'essayer une des alternatives, mais que vous avez encore des appréhensions, premièrement informez-vous, posez des questions (les conseils des femmes qui sont déjà initiées c'est toujours pratique et toute question est bonne!) , deuxièmement aller s'y à votre rythme c'est nouveau et ça s'apprivoise le changement! Et si vous voulez partager vos expériences, histoires ou conseils (ou des questions, je suis pas spécialiste, mais je peux peut être vous aider) , vous pouvez nous écrire un courriel: lesfuries@gmail.com ou laissez un commentaire directement!


G.S

samedi 12 juin 2010

Obsession de la minceur et oppression de la grosseur

Après avoir lu plusieurs articles sur le sujet en anglais, j'ai cherché un peu pour trouver des trucs en français! J'ai fait de belles découvertes et toute québécoises ( je n'est absolument rien contre les liens et ressources d'ailleurs ou en anglais, c'est tout simplement intéressant de trouver des trucs d'ici et en français)

La plupart des documents et autres infos ont été trouvé sur ou grâce au site web du Réseau québécois d’action pour la santé des femmes!


Dépliants



L'image est une petite partie du pamphlet...

ET ALORS, Y-A-T-IL DU MAL À VENDRE DU RÊVE? LA FACE CACHÉE DE LA MARCHANDISATION DU CORPS DE LA FEMME.
Très complet!


Documents

Mythe ou réalité ? portant sur la question du poids

Obsession de la minceur et Oppression de la grosseur
Analyse du discours dominant ainsi que la réponse féministe

Fiches pédagogiques sur l'obsession de la minceur
Plusieurs activités pour sensibiliser les jeunes, bien fait avec en annexes des textes de réflexions, des questionnaires, des vrai ou faux

Articles
Discrimination et préjugés envers les grosses femmes

Féminisme et oppression de la grosseur


Magazine
MAGAZINE AUDACIEUSES, LE DÉFI D'ÊTRE SOI
Vraiment un magazine complet;
article sur l'industrie de la beauté, la chirurgie esthétique, le point de vue des hommes, l'obsession de la minceur, historique de la mode féminine, l'image du corps des femmes dans les médias et plus encore!

À voir à la p.47
Le budget beauté;
Un petite questionnaire pour comptabiliser les dépenses beauté, maquillage, épilation, bronzage, cheveux... et savoir combien ça vous coûte par année ''être belle''!

Ressources
ANEB anorexie et boulimie québec
http://www.anebquebec.com/


G.S.