Bon, c'est l'été. Il faut beau, il fait chaud, on veut aller sur la plage. Le problème, c'est que des tonnes de filles sont terrorisées à l'idée de se montrer en maillot de bain. Trop grosse, trop maigre... Elles entament des régimes en prévision du fameux port du bikini. Je dis: Il suffit! On s'en fout de ce que les autres pensent, on s'en fout des standards de beauté inatteignables et douloureux. Cet été, vous portez ce que vous voulez à la plage, vous montrez vos magnifiques corps (si vous voulez) quels qu'ils soient et pour une fois, vous profitez du soleil sans complexe. jeudi 28 juin 2012
Summer time! Aimez-vous!
Bon, c'est l'été. Il faut beau, il fait chaud, on veut aller sur la plage. Le problème, c'est que des tonnes de filles sont terrorisées à l'idée de se montrer en maillot de bain. Trop grosse, trop maigre... Elles entament des régimes en prévision du fameux port du bikini. Je dis: Il suffit! On s'en fout de ce que les autres pensent, on s'en fout des standards de beauté inatteignables et douloureux. Cet été, vous portez ce que vous voulez à la plage, vous montrez vos magnifiques corps (si vous voulez) quels qu'ils soient et pour une fois, vous profitez du soleil sans complexe. mardi 1 novembre 2011
Le vagin parfait...
The perfect vagina from heather leach on Vimeo.
samedi 23 octobre 2010
Sport de filles, sport féministe ou sport pour public masculin?
Est-ce vraiment le cas? Comment définir un sport féministe? Un sport pratiqué seulement par des femmes? Un sport qui amène aux femmes une certaine autonomisation (empowerment)? Un sport qui ne sexualise pas les femmes le pratiquant? Les trois exemples les plus récents à notre portée sont le roller derby, le "lingerie football" américain et le "pillow fight".
Roller Derby
Le roller derby est un vieux sport, traditionnellement pratiqué par des
hommes et des femmes. Aux États-Unis c'était un sport très violent, s'apparentant plus à la lutte qu'autre chose, tant pour ses combats sanglants que pour le spectacle (arrangé évidemment!). Ce sport a connu une "renaissance" (certaines équipes du roller derby old school existent encore) ces dernières années et surtout un remaniement de ses règlements. Les joueuses d'aujourd'hui sont des athlètes, ou en tout cas veulent être considérées comme telles. Elles s'entraînent 4 fois par semaine, doivent faire un camp d'entraînement pour entrer dans une équipe de la ligue. Tous les coups ne sont plus permis, l'équipement est obligatoire. Toute la publicité entourant les joueuses est encore très axée sur la violence bien que ça ne se concrétise pas nécessairement sur la piste.Est-ce que le roller derby est un sport féministe comme certaines personnes le prétendent? Difficile à dire. D'abord, le sport n'est pas strictement féminin. Aux États-Unis et peut-être bientôt à Montréal, il y a des équipes masculines. La plupart des femmes qui témoignent de leur expérience, expliquent combien elles se sont senties plus fortes suite à l'expérience, plus sûres d'elles. Que le derby leur permettait d'exprimer une facette d'elles-mêmes qu'elles taisaient normalement (souvent une facette plus batailleuse, moins "féminine"). Côté empowerment, ça va. Le public à Montréal est surtout composé d'hipsters (les matchs sont dans le Mile-End...), de queer, de militant-e-s ou seulement de gens qui ont découvert le sport par hasard. Les filles sont peu vêtues généralement, mais elles ont la protection minimale (pas toujours suffisante peut-être). Les gens ne vont pas là pour voir des pitounes en minijupe, ils y vont pour voir une saine compétition, des filles motivées. Le sport est aussi très inclusif au niveau de l'apparence. Grosses comme minces, petites comme grandes, chacune à sa chance d'être dans une équipe si elle est efficace sur ses patins, c'est plutôt rafraîchissant. On verra que ce n'est pas le cas de tous les sports "féminins".
Lingerie Football
Une image et un nom valent mille mots. Ce que vous voyez ici, c'est un match de la Lingerie Football League. Un sport américain qui n'existe que depuis peu de temps. Une occasion pour les femmes d'enfin pouvoir entrer dans la chasse gardée qu'est le football américain, ou l'occasion pour une poignée de mannequins de se faire des blessures très graves?Évidemment, certaines de ces joueuses prennent le sport très au sérieux. Si elles ont la chance d'avoir un physique idéal, elles pourront réaliser leur rêve de jouer au football professionnellement, à la condition d'accepter de jouer en sous-vêtements... Pour d'autres joueuses, l'important réside plus dans les photoshoots sexys et toute la publicité qui entoure leurs évènements. La publicité est très probablement leur plus grande source de revenus, bien qu'on constate dans certains cas que les filles paient plus qu'elles n'empochent.
Le public...bon on s'en doute, ce sont majoritairement des hommes qui écoutent ces matchs. On trouve partout sur des blogues des hommes qui affirment clairement écouter les matchs dans l'espoir que l'une des joueuses se fera arracher ses vêtements (ce qui se produit à l'occasion évidemment). Juste pour le fun, comparons les équipements masculins et féminins:


Pas besoin d'être super calé pour comprendre que leur risque de blessures est beaucoup plus grand. En fait, elles sont mêmes plus habillées durant les entraînement, ce qui en dit beaucoup sur la raison d'être de la ligue. Et pourtant elles jouent comme des hommes, selon les mêmes règles. Pourquoi ne pourraient-elles pas juste pratiquer ce sport comme des athlètes au lieu d'être obligées de s'exhiber en sous-vêtements devant un public qui se fiche de leur talent de joueuse?
Ce sport relève définitivement plus d'une espèce de pornographie très soft mêlée à un des sports préférés des mâles américains...
Pillow Fight
Vous comprenez le principe, il s'agit de lutte féminine. Avec des oreillers. Le reportage du Soleil nous apprend que la Pillow Fight League a été créee à Toronto dans les dernières années. En regardant le vidéo de la ligue, on constate que ça ressemble pas mal à la lutte qu'on est habitués de voir. La lutte masculine, parce les femmes lutteuses qu'on a l'habitude de voir à la télévision sont pas mal plus stéréotypées. On ne les appelle pas les "Divas" pour rien.
Dans le cas du Pillow Fight, l'organisateur de Québec se défend bien de proposer un divertissement uniquement masculin. On constate déjà que les filles sont plus habillées. Que leur but dans le combat n'est pas seulement d'arracher les cheveux ou les vêtements de l'autre en poussant des cris.Le concept de créer une ligue de lutte féminine est intéressante, mais pourquoi l'oreiller? Les batailles d'oreiller sont typiquement féminines, un rituel de partys pyjama dans les films d'ados. Une activité inoffensive entre amies. Est-ce que le fait que les filles se battent avec des oreillers dans ce sport ne vient pas rassurer les gens sur leur féminité? "Ah elles se battent, mais avec des oreillers...c'est cuuuuute."
En conclusion, difficile de dire ce qui est quoi. Bien qu'on puisse facilement s'entendre sur l'absurdité du Lingerie Football, il est moins aisé de trancher en ce qui concerne les batailles d'oreillers. Pour ce qui est du roller derby, vous l'aurez deviné, je suis vendue. Le sport n'est pas parfait, mais il est prometteur. C'est intéressant de voir des femmes se tailler une place dans des sports typiquement masculins. C'est seulement dommage que dans la plupart des cas, elles aient à justifier leur activité par une sexualisation de leur sport. Elles peuvent faire ce qu'elles veulent tant qu'elles sont sexy en le faisant. Il y a définitivement encore beaucoup de chemin à faire pour qu'elles aient accès aux mêmes sports, aux mêmes possibilités d'en faire un métier et d'être respectées en le pratiquant. À quand une ligue de hockey féminine en sous-vêtements?
vendredi 8 octobre 2010
Fat is Beautiful!

Vous avez peut-être la semaine passée lu cet article du Devoir. Malheureusement l'article n'est pas disponible en entier, je vous le résume donc ici.
On nous apprend que les taux d'obésité augmentent dans tous les pays. Que dans les pays pauvres, ce sont les riches qui ont des surplus de poids, alors que dans les pays riches, ce sont les pauvres qui sont obèses. Les femmes et les enfants sont plus à risques. Les personnes obèses ont moins de chances de trouver un emploi et d'obtenir des promotions à cause de leur "mauvaise santé", mais elles sont aussi victimes de discrimination par les employeurs qui considèrent les grosses personnes comme étant forcément moins performantes (lire paresseuses). En Suède, le salaire des personnes obèses est en moyenne 18% inférieurs à celui de leurs collègues minces. Finalement, on explique l'impact que cette augmentation de l'obésité a sur les différentes économies nationales et on propose des mesures telles que l'augmentation de taxes sur les produits "mauvais" pour la santé. "On rapporte également qu’en Alabama et au Japon, on n’hésite pas à offrir des crédits d’impôt aux contribuables qui acceptent de faire un effort pour améliorer leur santé. "
D'abord, le journaliste n'a pas tort lorsqu'il parle de discrimination, mais il n'en saisit pas toute l'ampleur. Ce qu'il faut savoir d'abord, c'est que les indicateurs de santé concernant le poids sont très arbitraires. Le fameux IMC (indice de masse corporelle - poids/taille) auquel nous avons tous été confronté à l'école n'est basé sur aucune étude significative. Les indicateurs que nous devrions considérer en réalité sont le taux de cholestérol, la pression artérielle et autres du même genre. Il est possible d'être gros et d'être néanmoins en santé. Une personne qui se nourrit bien, mange à sa faim, fait de l'exercice (qu'elle aime) régulièrement va avoir son poids santé, même si celui est plus élevé que celui des autres. Les grosses personnes peuvent être plus malades, mais il y des raisons à cela aussi. Premièrement, ces personnes peuvent être gênées d'aller consulter le médecin. Et ce pour la bonne raison que quasi systématiquement, peu importe le problème de la personne, le médecin va proposer une diète et demander au patient de maigrir. Tous les problèmes sont attribués au poids, ce qui fait que certaines personnes sont traitées beaucoup trop tard. L'ensemble des diètes a un taux de réussite de 10%, donc dans 90% des cas, les gens récupère le poids perdu et même plus. Certaines études montrent que les diètes à répétition seraient nocives pour la santé et réduirait l'espérance de vie.
Naomi Wolf a dit, dans son livre The Beauty Myth : "Dieting is the most potent political sedative in women's history; a quietly mad population is a tractable one." Non seulement le culte de la minceur est-il nocif physiquement, mais il l'est aussi mentalement. Des milliers de gens sont constamment préoccupés par leur poids, se morfondent, s'empêchent de faire des choses qu'elles voudraient faire, se refusent des activités ou des rencontres. Cette situation doit changer.
Toutes les infos que j'ai donné ici sont tirées de l'excellent livre Fat!so? par Marilyn Wann. Vous pouvez en lire des extraits en cliquant sur le lien. Je vous conseille aussi le site qui y est associé. Je le recommande à toute personne intéressée par le sujet.
J'aime aussi vous montrer des projets positifs, vous montrer qu'on peut changer les choses. J'ai découvert via Sociological Images un projet appelé Adipositivity. Il s'agit d'un projet photographique qui vise à montrer la beauté des grosses femmes et à sensibiliser les gens à ce sujet. Il y a de très belles photos, certaines de nues (faites pas le saut ;)). Les photos qui illustrent ce billet sont tirées de leur site.
vendredi 28 mai 2010
Parkour; stéréotypes et empowerment
Le parkour est une pratique physique consistant à transformer des éléments du décor du milieu urbain ou rural en obstacles à franchir par des sauts, des escalades. Le but est de se déplacer d'un point à un autre de la manière la plus efficace possible. -Wiki
en commençant à regarder des vidéos sur youtube, j'ai rapidement constaté que les traceuses (celles qui pratique ce sport) sont vu assez différemment de leurs confrères masculins les traceurs (et sont également peu nombreuses)! Il n'en fallait pas plus pour que je me mette a fouiner.
En effet, il semble que ce sport (ou art selon certain point de vue) soit une chasse gardé masculine. Ses origines et débuts sont sans nul doute un peu responsable de son image, crée par des hommes et principalement rendu populaire avec des traceurs masculins. Cependant l'arrivée de femmes dans la discipline peine à changer son image et les mentalités... Donc, où est le problème?
D'accord il y a des traceuses mais qu'en dit t-on? J'ai commencé à lire les commentaires des vidéos de femmes faisant du parkour... et là ouf...
Bref résumé des grandes idées
- ''Elle est bonne pour une fille''
De nombreux commentaires tourne autour du fait que la traceuse est bonne, mais...
pas autant qu'un garçon ou qu'étonnamment elle a du talent même si c'est une fille!
- '' Ce n'est pas féminin''
C'est une affirmation qui sort très souvent. L'effort physique, la détermination, la capacité de se mouver librement dans l'espace semble être selon plusieurs anti-féminin. Cela peut être dit clairement, ''les filles qui font du parkour, c'est pas esthétique'' ou être exprimé comme un malaise indéterminé, '' On dirait que ca fit pas''
- '' Wow elle est canon''
Dans certain cas on ne parle aucunement de la performance, mais du physique de la traceuse... je vous épargne les commentaires!
-''Les traceuses sont nulles''
Une partie des commentaires ne fait que dénigrer les traceuses en disant qu'elles n'ont pas de talents et qu'elle devrait ''retourner dans leur cuisine''.
Bien sûr sur le lot j'ai vu des commentaires avec de l'allure :)
(Vous me direz que les commentaires sur le web sont souvent stupides et ne valent pas la peine qu'on les prennent au sérieux, pour ma part je trouve que c'est justement une tribune où on peut réellement voir les stéréotypes et les mentalités sortir puisque l'anonymat en dégêne plusieurs!)
Ma réflexion m'a amené a me dire que je ne crois pas à l'idée qu'en augmentant le nombre de femmes dans les milieux sportifs considéré comme masculin les mentalités vont changé. C'est claire que cela fait partie du processus, plus on voit de femmes en faire plus ca devient acceptable. Cependant, j'ai le sentiment que le concept de la féminité et le sacro saint '' les hommes sont plus forts'' va toujours revenir au grand galot, peu importe le nombre de femmes qui en feront et cela va toujours mettre un frein à notre confiance en soi, à nos ambitions et à notre désir de pratiquer ses sports où on ne veut pas nous voir.
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Sur une note plus joyeuse et au delà des stéréotypes, j'ai trouvé un vidéo d'un atelier pour jeunes filles qui utilise le parkour comme outils d'empowerment. Je trouve le concept intéressant, ça fait bouger, ça pousse à se dépasser, affronter ses peurs, connaitre son corps et ses capacités, bref un bon remontant pour l'estime de soi!
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J'ai également trouvé un regroupement mondial de traceuses; GirlParkour qui veut créer un espace pour les femmes dans la discipline.
Je trouve leur philosophie assez cool!
The Girlparkour Philosophy
- Development of women in parkour by highlighting the abilities of women worldwide
- Encouraging education and discourse of parkour among traceuses
- Promoting healthy and "safe" parkour practise and training
- Creating a community for traceuses
- Providing support for traceuses in the form of information,education and exposure to global events and happenings
- Non-exploitation of women
- Non-objectification of women
- Not glorifying one individual or organisation
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Un école à Toronto qui donne des cours pour les femmes: The Monkey Vault
Un vidéo d'une de ses rencontres;
**Observation, les professeurs des ateliers non mixte sont majoritairement masculins... :S
Pour en savoir plus ou en faire qui sais!
Communauté du Parkour au Québec
G.S
samedi 3 octobre 2009
Des Amazones nouveau genre!
In the Ukraine, a country where females are victims of sexual trafficking and gender oppression, a new tribe of empowered women is emerging. Calling themselves the “Asgarda”, the women seek complete autonomy from men. Residing in the Carpathian Mountains, the tribe is comprised of 150 women of varying ages, primarily students, led by 30 year-old Katerina Tarnouska. Reviving the tribal traditions of the Scythian Amazons of ancient Greek mythology, the Asgarda train in martial arts, taught by former Soviet karate master, Volodymyr Stepanovytch, and learn life skills and sciences in order to become ideal women. Little physical documentation existed on the tribe, until recently, when renowned French photographer, Guillaume Herbaut, met the Asgarda back in 2004 in the midst of the Orange Revolution.
(Traduction approximative)
En Ukraine, un pays où les femmes sont victimes du trafic sexuel et d'oppression, une nouvelle tribu de femmes "empowered" émerge. S'appelant "Asgarda", les femmes recherchent l'autonomie complète face aux hommes. Résidant dans les Carpathes, la tribu est composé de 150 femmes d'âges divers, surtout des étudiantes, dirigée par la femme de 30 ans Katerine Tarnouska. Réveillant les traditions tribales des Amazones de Grèce Ancienne, les Asgarda s'entraîne aux arts martiaux, enseigné par le maître de karaté soviet Volodymyr Stepanovytch, et apprennent les sciences et autres choses de la vie dans le but de devenir des femmes "idéales".
Pour plus de détails et voir plus de photos, rendez-vous ici.


