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vendredi 4 février 2011

Les familles homoparentales


Un segment de l'émission Une pilule, une petite granule à Télé-Québec du 13 janvier 2011 a été dédié au sujet des familles homoparentales (disponible sur webtélé).
Le reportage est très complet, d'ailleurs la première section se déroule avec un couple de femmes et le seconde avec un couple d'hommes. Le reportage est simple et facile d'approche et montre bien la réalité de ces parents au quotidien!

À voir et faire voir!

Quelques extraits;
«Dès l’adolescence, Stevens Leblanc savait qu’il était gai. À l’époque, cette orientation sexuelle signifiait généralement de renoncer à l’idée fonder une famille. « C’est un deuil que je n’ai jamais voulu faire », raconte-t-il. À 40 ans, Stevens et son conjoint Laurent ont décidé d’entamer des démarches pour adopter un enfant, puis un second. À deux reprises, leurs demandes d’adoption à la banque mixte de la DPJ ont été extrêmement bien reçues et ils ont facilement réussi à adopter deux bambins : Frieda, alors âgée de deux mois et Jules, qui n’avait que quelques jours.
À voir et faire voir à votre entourage »

« Un enfant, c’est simple, ça a besoin d’amour et de limites. Ça a besoin d’être aimé et d’être guidé, poursuit la psychiatre. En général, que des enfants soient élevés par des familles homoparentales ou hétéroparentales, on ne voit pas de différence dans le développement de l’enfant. Par contre, il y a certaines études qui ont montré que les enfants élevés dans des familles homoparentales s’en sortaient mieux encore que ceux des familles hétéroparentales. » Une récente étude américaine a même démontré que des enfants élevés par un couple de lesbiennes développaient davantage de compétences sociales et académiques que la moyenne des enfants américains. La Dre Igartua explique ces différences par le fait que les lesbiennes qui choisissent d’avoir un enfant le font réellement par choix, jamais par accident, et qu’elles réalisent leur projet familial quand elles ont les moyens de le faire. « Si ces enfants-là réussissent mieux que la moyenne, c’est peut-être parce qu’ils ont des parents qui ont plus de ressources que la moyenne. »



G.S.

dimanche 30 janvier 2011

Être enchaînées et s'aimer?

Lorsqu'on entend "prison", on pense d'abord "hommes", puis "violence", souvent "sexualité" et "échapper son savon". Vous voyez le principe. Évidemment, il y des femmes prisonnières (3% en France) et elles peuvent aussi vivre une sexualité en prison.


Selon Gwénola Ricordeau, " (l)es raisons de l’invisibilisation des femmes incarcérées (...) et de leur sexualité sont certainement à chercher dans les représentations communes de la sexualité des femmes, mais aussi des identités sexuées et des rapports sociaux de sexe qui réduisent les femmes – dedans encore davantage que dehors – à des mères ou à des épouses."




Dans son article Sexualités féminines en prison : pratiques, discours et représentations, Ricordeau parle du peu de recherches ayant été effectuées d'abord sur ces femmes et encore plus sur leur vie sexuelle taboue. Elle émet certaines hypothèses concernant cette situation. Elle effectue donc une série d'entrevues avec des hommes et des femmes emprisonné-es sur la question de la sexualité féminine en prison.

Elle explore plusieurs aspects de la sexualité féminine et de sa répression en prison, mais aussi les conceptions genrées qui sont à l'œuvre dans le milieu. On y retrouve des données sur l'homosexualité féminine, les perceptions du désir féminin versus le désir masculin avec témoignage à l'appui. « La frustration, ça doit être plus dur pour les femmes. Nous, on a la veuve poignée, on a les pornos. […] On m’a dit que si, en tant qu’homme, vous allez chez les femmes, vous vous faites violer ! » (Renald, Clairvaux).


Un exemple intéressant concernant les rôles et stéréotypes masculins/féminins: une expérience française appelée Unité de Vie Familiale (UVF) garantit un endroit où rencontrer ses proches dans l'intimité pour les détenu-e-s. Alors que pour les hommes, cet endroit est considéré comme un "parloir intime ou sexuel", pour les femmes il s'agit d'un endroit pour maintenir le lien des mères avec leurs enfants. Donc avec la prison," on punirait les hommes par la privation des femmes (et donc de sexualité), (et), on punirait les femmes en les privant de leurs enfants ou de la possibilité de procréer."



On y parle de "safe sex" :

"Si dans la plupart des établissements, l’accès aux préservatifs masculins est possible, les préservatifs féminins (fémidons) sont eux distribués exceptionnellement. De plus, la politique de prévention des transmissions des maladies et infections sexuellement transmissibles, imparfaite certes, menée dans les prisons d’hommes, n’a pas d’équivalent dans les détentions féminines. Selon un préjugé tenace, les rapports sexuels lesbiens seraient exempts de risques de contamination."

L'auteure traite finalement des relations des détenues avec le personnel surveillant de sexe opposé, des agressions à caractère sexuel et des rapports de pouvoir entre détenues.

Je ne vous ai donné que quelques bribes de cet article très intéressant. Je vous invite fortement à le lire en entier!

Les très belles photos sont tirées du JailProject.





mercredi 27 octobre 2010

Encore un festival!

Du 28 octobre au 7 novembre se tiendra le festival Image+Nation de Montréal, un festival mettant de l'avant les productions cinématographiques LGBT. Voici quelques suggestions de visionnement parmi la vaste programmation offerte. Toutes les descriptions sont tirées du site du festival.

Le 30
Cameroun : sortie du Nkuta
Incarnation même de la femme traditionnelle camerounaise, avec ses poignets ornés de bracelets et son boubou bleu vif, l’infatigable et inspirante féministe Alice Nkom est une défenseure des droits de la personne LGBT de renommée internationale et la fondatrice de l’Association de défense des droits des homosexuels et du Collectif des familles d’enfants homosexuels. (...)

Other Nature (Tritiya Prakriti)
Bien que le concept de « tritiya prakriti » ou « troisième sexe » existe depuis des millénaires, il ne protège pas réellement les minorités sexuelles contre les expulsions de l’école, le rejet par la famille, le harcèlement, les brutalités policières et le viol. Le documentaire de Nani Sahra Waller donne la parole à Sunil Babu Pant, premier député ouvertement homosexuel et fondateur de la Blue Diamond Society, à un couple butch-femme en fuite et à une soldate lesbienne.

Le 31
Amorous, Antiquated, Audacious (Verliebt verzopft verwegen)
Un dynamique trio de lesbiennes d’âge mûr dépoussière les idées fausses et déboulonne les mythes à propos de leurs vies et de leurs amours dans l’Autriche des années 1950 et 1960. À mesure que Rosmarin Frauendorfer, Ursula Hacker et Birgit Meinhard-Schiebel prennent conscience de qui elles sont, leur identité prend forme, lentement mais sûrement, dans le contexte mouvementé de l’après-guerre. Elles racontent comment les gais et les lesbiennes s’apportaient un soutien mutuel en contractant des mariages (passeport garanti vers la respectabilité) de convenance et comment ils partageaient un espace social qui assurait leur protection mutuelle.

La bisexualité : tout un art? (The Bisexual Revolution)
Documentaire sur le B dans LGBT, La bisexualité : tout un art? brosse un portrait fascinant et rythmé d’une orientation sexuelle qui est souvent tournée en dérision et qui fait encore l’objet d’une réelle incompréhension de la part de gens qui devraient avoir un meilleur jugement. Le film laisse toutefois entrevoir un avenir prometteur et nous invite à devenir plus fluides et plus ouverts d’esprit que nous pensons l’être.

Le 5
The Secret Diary of Miss Anne Lister
Film historique accompli, The Secret Diary of Miss Anne Lister raconte l’histoire véridique et passionnée d’Anne Lister (1791-1840), propriétaire foncière et industrielle du Yorkshire qui consigna en détail sa vie et ses amours saphiques dans un journal intime de quatre millions de mots. Le film, produit par la BBC, donne vie au journal d’Anne, rédigé en langage codé, et procure un aperçu intime de la vie d’une femme qui est considérée comme la première lesbienne moderne britannique.

Le 6
The Heretics
En 1977, à Manhattan, New York, un collectif de femmes artistes se forme, radicalisé par le sexisme étouffant des années 1960 et 1970 et motivé par les récents succès du mouvement des droits civiques, des manifestations contre la guerre au Vietnam et du mouvement naissant pour les droits des homosexuels. Cofondatrice du magazine radical HERESIES: A Feminist Publication on Art and Politics, Joan Braderman fait appel à ses anciennes collègues révolutionnaires et collaboratrices pour jeter un regard en arrière sur cette expérience grisante qui a lancé la carrière de féministes de renom comme Barbara Ehrenreich, Adrienne Rich et Alice Walker.

Le Tigre on Tour
Cinq ans après une dernière tournée mondiale sur quatre continents et dans dix pays, ce documentaire-concert saisit le groupe Le Tigre en train de faire du rock tout en préservant son tranchant politique. Et la plupart du temps, ça marche. Vous vous surprendrez à répondre viscéralement au cri de ralliement de la chanson « F.Y.R. », un succès de concert : « Féministes, ce message est pour vous. Présentez-vous à la réception. » Vous assisterez également à l'entrée d'un groupe marginal dans le réseau mondial bien établi du rock et aux manigances auxquelles il doit se livrer, souvent dans le plaisir et avec une rare conscience de soi.


Too Much Pussy! Feminist Sluts in the QueerXShow
TOO MUCH PUSSY! Feminist Sluts in the QueerXShow est un road-movie jouissif et truculent sur la post-pornographie et le mouvement féministe pro-sexe. C’est un documentaire explicite sur les folles aventures de sept jeunes artistes performeuses, réunies le temps d’une tournée épique, qui ont traversé l’Europe en fourgonnette pendant l’été 2009.(...) Nées de la révolution féministe pro-sexe amorcée dans les années 1980 par Annie Sprinkle, Candida Royalle et Carol Queen, ces jeunes femmes assument leur goût pour la sexualité, jouent librement avec les genres et réinventent sur scène de nouvelles représentations du désir et de la jouissance. Le film documente leur tournée, les expériences marquantes vécues par les sept filles, les croisements dans leur spectacle et dans leur vie entre la pornographie et l’art, la performance et la réalité, le privé et le politique.

Le 7
Hello my Name is Lesbian
À quoi ressemble la culture lesbienne au Danemark, un des pays les plus sexuellement libérés au monde? Gouines, queers, lesbiennes, transgenres : toutes ces femmes, qu’elles soient encore adolescentes ou octogénaires, parlent de leur famille, de sexe, du travail, de la vie nocturne, de la solitude, de la maternité et de l’art. Avec en arrière-plan des images d’archives remontant jusqu’au Danemark des années 1950, ce documentaire nous offre un aperçu de la diversité fascinante des histoires de ces femmes.

Évidemment, il y en a des tonnes d'autres qui ont l'air intéressant! Bon festival!

samedi 26 juin 2010

100 % soccer, 100 % blacks, 100 % lesbiennes!


Via Têtu, j'ai découvert une équipe de soccer d'Afrique du Sud qui bien qu'elle ne participe pas à la coupe du monde mérite amplement d'être connue! Les Chosen Few, l'équipe créée par le Forum for Empowerment of Women (FEW) est formée de jeune femmes noires et lesbiennes dans le but de défendre leurs droits à travers le sport.

Un article sur elles!

Ces femmes qui aiment les femmes et le foot


Rencontre avec l'équipe féminine des Chosen Few. "100 % blacks, 100 % lesbiennes."
A chacun son Mondial. L'équipe des Chosen Few prépare le sien. Coup d'envoi le 23 juillet à Cologne (Allemagne), théâtre des huitièmes Gay Games, les Jeux olympiques
de la communauté homosexuelle. Car cette bande de filles annonce la couleur: "100% blacks, 100% lesbiennes." Son quartier général? L'ancienne prison de femmes de Johannesburg, siège du Forum for the Empowerment of Women (FEW), l'ONG féministe qui les parraine.


Le mardi et le jeudi, quand sonne l'heure de l'entraînement, les footballeuses-militantes viennent piocher dans le fatras de chaussures à crampons, maillots, shorts et chaussettes entassé dans une armoire métallique barbouillée de tags. Puis elles traversent le hall de l'ex-pénitencier, converti en musée à l'austère majesté, et dévalent au petit trot Constitution Hill, jusqu'à la friche de Parktown qui, coincée entre un parking et une station service, fait office de stade. C'est là que Deekay Sibanda, 26 ans, pionnière d'une aventure amorcée en 2004 et ancienne milieu de terrain, dirige la manoeuvre. Courses croisées, slaloms, jonglage, jeu de tête : du sérieux. Car les Chosen Few ont un rang à tenir. Celui que leur valent les médailles de
bronze cueillies en 2006 à Chicago et, deux ans plus tard, à Londres, lors de la Coupe de l'Association internationale du football gay et lesbien."Au sein de ce groupe, avance Bathwanda, 19 ans, je me sens chez moi, à la maison. Personne ne me juge ni ne m'exclut. Au contraire." "Dans les clubs féminins, renchérit Deekay, l'ostracisme perdure. D'ailleurs la ligue sud-africaine refuse de nous accueillir dans son championnat." Toutes racontent la même histoire, faite de harcèlement, de mépris et d'affronts sexistes ou graveleux. Bathwanda n'oublie ni les sarcasmes essuyés au hasard des matchs - "Tu n'as pas de pénis", "Tu t'es trompée de chemin" - ni le verdict sans appel de cet entraîneur : "J'aime pas les gouines. Dégage de mon équipe !" A les entendre, ces combattantes venues des townships de Jo'burg ont trouvé à Parktown une "seconde famille". Voire l'unique foyer disposé à les accueillir. Car certaines ont payé d'un bannissement définitif leur coming out. "Moi, j'ai eu plus de chance, admet Lerato. Bien sûr, ma mère voulait voir dans mon homosexualité une lubie passagère. Mais jamais je n'ai été chassée ni reniée."


Sur le T-shirt de la capitaine Pinky Zoulou, point de nom d'idole du ballon rond. Mais ce slogan explicite : "En lutte contre le patriarcat et l'homophobie." De fait, les Chosen Fewmaîtrisent aussi bien l'art du happening que celui du une-deux. Pour preuve, ce sit-in devant le tribunal appelé à juger les assassins d'Eudy Simelane, star de l'équipe
nationale, massacrée à coups de couteaux après un viol collectif en avril 2008.


Deekay et ses protégées vivent pourtant dans le pays d'Afrique le plus libéral en la matière. Et elles le savent. Persécutés du Cameroun à l'Ouganda, les homos ont droit au mariage et à l'adoption au pays de Mandela. "C'est du moins ce que dit la loi, nuance l'une d'elles. Sur le papier, nous avons une magnifique constitution. Mais les mentalités, elles, restent figées. Il suffit d'écouter notre président." Allusion aux propos tenus en septembre 2006 par Jacob Zuma: "Jamais un gay n'a osé paraître devant moi, avait alors tonné le leader zoulou de l'ANC. Je l'aurais assommé à coups de poing. Ces gens sont une honte pour la patrie et pour Dieu." A chacun son arc-en-ciel : la nation sud-africaine a le sien, les filles de Chosen Few arborent le leur. Reste à en harmoniser les couleurs.

D'autres articles qui parlent des Chosen Few

The Chosen Few lesbian team has changed Lerato Marumolwa's life

L’équipe de foot 100% black et 100% lesbienne de Johannesbourg ira à Cologne

Le foot, une arme contre la lesbophobie?

Pour en savoir plus...
Leur site web: Chosen Few


G.S

jeudi 24 juin 2010

Giant Gay Repellent Umbrella

Contribution d'une nouvelle furie!

Voici un vidéo d'un organisme pour la protection du mariage (lire du mariage hétérosexuel).



Et voici la réplique que plusieurs personnalités connues leur ont adressé.




L.

samedi 19 juin 2010

Petite fille deviendra grande et ''devra'' donner des bisous aux garçons!



Encore une fois le sujet de mon article est inspiré d'un évènement de mon quotidien donc voici le récit! Je sers deux clientes avec une petite fille d'environ deux an, elles s'apprêtent à quitter alors je les salue et la petite me répond avec un signe de la main, un sourire et me fais un bisou soufflé. Bref, c'est assez mignon, à mon grand étonnement, une des deux femmes lui dit alors, ''non non tu fais pas ca à des filles, c'est aux garçons les bisous,tu va voir quand tu va être grande mais bon tu es chanceuse tu es encore petite alors ca passe...''

D'où mon idée de mettre quelques trucs sur l'hétérocentrisme ou hétéronormativité c'est-à-dire la norme sociale ( en quelque sorte une règle) qui veut que la seule orientation sexuelle existante et désirable soit l'hétérosexualité, phénomène qui passe par la marginalisation des autres orientations sexuelles et qui contribue à l'homophobie et la lesbophobie.

Ce commentaire bien que anodin et dit sans méchanceté représente bien justement les petits gestes du quotidien qui renforce cette norme (norme apprise aux enfants très jeunes d'ailleurs) et qui encourage une discrimination entre ceux ou celle considéré-e-s comme ''normaux'' et les hors-norme, les ''anormaux''. Il montre également qu'on présume que tout les enfants sont hétérosexuel-les et on les éduque dans cette perspective. Ce qui explique peut être la grande détresse des jeunes qui découvrent qu'ils-elles ne corespondent pas à la norme hétérosexuelle.

Parce qu'après tout, pourquoi la petite une fois grande ''devrait'' absolument aimer les garçons? Et si ce n'étais pas le cas?



Trouvailles!

Extrait d'un article qui résume très bien le concept d'hétéronormativité trouvé sur le blogue Swedish sins


1) Identifier l'ennemi : qu'est ce que l'hétéronormativité?

« Qu'est-ce que l' Hétéronormativité?

Un nouvelle théorie? un mot barbare de plus à apprendre? C'est fou ce qu'il faut être intelligent et cultivé pour faire la révolution vous me direz.

L'hétéro-normativité a un nom compliqué parce qu'elle structure la société depuis toujours, et qu'elle paraît donc tellement "naturelle" à tout le monde qu'il n'y avait pas besoin de mot pour la désigner. C'est la "nature", "l'ordre naturel des choses".


Que tu le veuilles ou non l'hétéronormativité fait partie de ta vie sans que tu en sois toujours conscient. Elle sculpte ton corps et tes désirs, elle te dicte tes choix et distille tes angoisses, elle te punit chaque jour de ne pas être "normal".

Penses-y!

_ D’abord tu n'es pas encore de ce monde qu'on veux savoir si tu es un garçon ou une fille.

_ Puis tu grandis en essayant d'être viril ou féminine, c'est ce que tout le monde attend de toi.

_ Enfin on veut décider de qui tu va tomber amoureux et quelle forme cet amour devra prendre! ... » Suite de l'article ici!




Vidéo fait par le Stockholm Pride trouvé sur le blogue La Toison Rouge

"Hur påverkar heteronormen dig?" = "Quelle influence a l'hétéronorme sur toi ?"




Affiche de la campagne présumé hétérosexuel

J'ai trouvé cette affiche sur le site de la Fondation Émergence. Je trouve que le message corespond bien à la situation et j'aime bien le slogan ( à part l'oubli ou la non volonté de féminiser le slogan; Présumé-e hétérosexuel-les).

Voici également le Dépliant de la campagne; Présumé hétérosexuel/Présumée hétérosexuelle de la Fondation Émergence

G.S


samedi 29 mai 2010

BEWARE!

Je suis définitivement dans les '50 ces derniers jours, voici ma dernière découverte absurde:

Des vidéos éducatifs pour apprendre aux jeunes garçons et jeunes filles à être prudent-es.

Version fille :



Version gars (court):



Pour la version longue, cliquez ici.

Donc en résumé, les filles doivent avoir peur des violeurs, des tueurs et du sexe en général. Les garçons doivent avant tout se méfier des homosexuels qui peuvent se cacher dans n'importe quel recoin. Wow... Vive les années 50.

Et dire que dans les années 30, on pouvait voir ça dans un film (je sais, après l'avoir regardé, vous allez trouver que j'ai pas rapport, héhé)

"The infamous scene where Marlene Dietrich kisses another woman - which was added to the script at Dietrich's suggestion - was saved from being cut by the censors by Dietrich herself: she came up with the idea of taking a flower from the woman before kissing her and then giving the flower to Gary Cooper, explaining that if the censors cut the kiss the appearance of the flower would make no sense."


lundi 12 avril 2010

La sexualité et le cinéma, les débuts

J'ai pu découvrir grâce au facebook de The American Virgin (un documentaire en construction donc voici le blog) cet article sur les premières cinématographiques et la sexualité

On y trouve des extraits du premier ''french kiss'', le premier couple homosexuel présenté positivement, les premières lesbiennes dans une histoire étoffé... etc
La plupart sont des films muets, les clips sont accompagné d'une description du film.

En voici un!

Wings - 1927 - Premier film avec un baiser entre deux hommes




G.S

mardi 6 avril 2010

Revue SexFem sur la sexualité féminine - Recueil de Campus féministe


Les membres de Campus féministe et des collaboratrices externes ont publié une revue sur la sexualité féminine et le féminisme (disponible en ligne en format PDF)

***La revue n'est plus hébergée sur ce lien, vous pouvez toutefois nous écrire et nous vous la ferons parvenir;
***

Nouvelles érotiques, réflexions féministes, relations homme-femme, poésie et bien plus!




Voici la contribution des Furies:


Singulier ou pluriel…


La sexualité… le sexe, le plaisir, le pénis, le vagin, le corps, un bel homme, une belle femme, un rapport sexuel, la pilule, le condom, le désir… toujours un, toujours une seule vision mais pourtant…

La sexualité est bien le domaine le plus éclectique qui soit. S’il est des choses sur lesquelles on croit avoir le contrôle, ce sont bien nos pratiques sexuelles. Notre sexualité nous semble personnelle, alors qu’elle est régie par le politique. S’il y a une multitude de personnes différentes, pourquoi n’y aurait-il qu’une seule sexualité envisageable?

Sous peine d’être marginalisé-es ou ridiculisé-es, nous devons nous astreindre à un large éventail de normes, de codes, et de prescriptions, qu’elles soient morales, médicales ou autre. Ces normes nous dictent et nous conditionnent à agir selon ce qui est « normal » donc souhaitable, par opposition à ce qui est « anormal » et considéré comme pervers, menaçant, subversif. La sexologie actuelle et passée est trop souvent basée sur cette dichotomie excluante et opprimante. Les médias et la pornographie sont les principaux moyens de transmission de cette idéologie de la « normalité ». Des comportements autrefois considérés déviants (par exemple la sodomie, la masturbation) sont aujourd’hui autorisés sous certaines conditions strictes, évitant ainsi toutes remises en question des rôles.

Alors qu’on nie leur vie sexuelle aux enfants et aux personnes âgées, le reste des hommes et femmes sont tenus d’avoir une vie sexuelle le plus active possible en fonction de leur âge, mais aussi en fonction de leur classe sociale ou de leur origine ethnique. Ce type d’attente a pour résultat par exemple qu’une jeune femme ou un jeune homme dans la vingtaine et toujours « vierge » (concept à remettre en question d’ailleurs, puisqu’il est essentiellement culturel) se sentira complexé-e par son état.

Même chose pour l’hétérocentrisme (système de pensée idéologique faisant de l'hétérosexualité la norme unique à suivre en matière de pratique sexuelle) qui peut rendre extrêmement difficile par exemple la découverte et l’acceptation d’une orientation sexuelle différente de l’hétérosexualité. Il en résulte la plupart du temps du déni, de l’insécurité, de la confusion et surtout de la peur face à la répression homophobe, lesbophobe, et autres.

Le phallocentrisme (dont la définition générale est la domination des hommes sur les femmes, mais qui dans ce cas-ci est utilisé dans une perspective de pratique sexuelle) nous apprend qu’un rapport sexuel est essentiellement défini par une pénétration pénis-vagin. Renforçant ainsi l’idée d’une sexualité ne pouvant être complète et satisfaisante qu’en étant vécue par un homme et une femme, comportant une pénétration et procurant sans faute du plaisir aux deux parties. Si le plaisir n’est pas atteint par cette méthode infaillible, il y a forcément une des deux personnes qui a des troubles sexuels à résoudre. Inutile de rappeler le tort que ce genre de conception a causé dans le passé.

Au lieu de chercher à apprendre à nous connaître, à nous écouter et à nous découvrir, nous cherchons (et surtout angoissons) sur ce qu’il faut faire, ce qui est bien/mal, ce qui est correct, normal. Il faut être à la hauteur… mais de quoi au juste? Il faut rester dans les limites de LA sexualité, mais à quel prix…

Il est temps d’accepter et de revendiquer notre droit à une sexualité plurielle, inventive, large et satisfaisante, et cela selon nos propres besoins, nos propres définitions, nos propres désirs. Un modèle unique n’incite pas à la découverte, la communication, la pluralité, la connaissance et l’écoute de soi et de l’autre. Une norme par définition nous limite. Pour être bien avec nous-mêmes et vivre pleinement notre sexualité, il faut briser cette vision unique de ce que devrait être LA sexualité et trouver les nôtres. Reconnaissons la multitude de comportements sexuels sains et la diversité de nos sexualités humaines.

Les sexualités… des réalités qui se composent d’individus qui ont des corps et des désirs multiples, ces personnes vivent des sexualités ou pas selon leurs choix. Il existe plusieurs rapports sexuels et orientations sexuelles qu’on peut découvrir et explorer. Bref, il existe une diversité de manière de vivre LES sexualitéS!







G.S

dimanche 17 janvier 2010

L'homophobie: reportage sur le sport et cours métrage de sensibilisation

Un court reportage français sur l'homophobie dans le sport



Pour lutter contre l'homophobie le Ministère de la Santé et des Sports ( en France)
a fait un concours de scénario sur le thème "Jeune et homo sous le regard des autres"! 5 courts métrage ont été sélectionné.
Les 2 que j'ai le plus apprécié!







Les autres sont également très bon, vous pouvez les visionner sur le site du concours


G.S

jeudi 3 décembre 2009

Violence conjugale et lesbiennes : Ça existe.

La violence conjugale se vit aussi dans des couples lesbiens, mais le phénomène est souvent ignoré, nié.
Le vidéo qui suit est très intéressant.



Sur le site Les Alter-Citoyens
Centre de solidarité lesbienne

mardi 10 mars 2009

Ce que femme veut ... Dieu seul le peut!

Sylvia Galipeau
La Presse
Imaginez la scène: des hommes, des femmes, des hétéros, des gais et des lesbiennes, tous scotchés devant une télé.
Au programme: des films érotiques.
L'objectif est scientifique: mesurer l'excitation objective et subjective des participants.
Les résultats, quoique peu surprenants chez les gars, se révèlent particulièrement troublants chez les dames. On les savait compliquées, c'est désormais prouvé!

Meredith Chivers, professeure de psychologie à l'université Queens, en Ontario, réalise depuis quelques années des expériences pour le moins inusitées. La dernière en lice fait d'ailleurs beaucoup jaser: elle a présenté à une série de cobayes (toutes orientations sexuelles confondues) divers films érotiques. Les participants ont été branchés à des pléthysmographes, un outil permettant de mesurer l'afflux sanguin au niveau du sexe, histoire d'évaluer leur excitation objective. En parallèle, elle leur a demandé de noter personnellement cette même excitation, afin de vérifier l'écart entre l'excitation effective et subjective.

Tout l'inusité de la recherche réside dans son choix de matériel pornographique: outre les scènes de pornographie traditionnelle (relations entre hétéros, gais et lesbiennes, masturbation masculine et féminine, exhibitionnisme masculin et féminin), elle a aussi visionné des scènes d'accouplement de bonobos, une espèce de singes d'Afrique centrale en voie de disparition. Le son n'étant pas suffisamment -comment dire-, explicite, la chercheuse a doublé leurs ébats avec des chimpanzés, apparemment nettement plus communicatifs.

Conclusion? Aucune surprise du côté des hommes, qui ont été allumés, tant objectivement que subjectivement, par les scènes prévues. Les hétéros: par les images de relations hétéros et lesbiennes, de même que par les scènes de masturbation et d'exhibitionnisme féminin. Les gais: par les scènes de pénétration entre gais, ainsi que par la masturbation et l'exhibitionnisme masculin. Quant aux bonobos? Excitation zéro.

Les femmes, par contre, se sont montrées nettement moins prévisibles. Qu'elles soient hétéros ou lesbiennes, toutes les scènes de relations sexuelles les ont excitées physiquement: entre hétéros, gais, lesbiennes, même entre bonobos! Subjectivement, par contre, elles n'ont pas du tout reconnu les mêmes niveaux d'excitation. Ainsi, si les femmes hétéros se sont dites moins excitées par les scènes de lesbiennes, et davantage pas les scènes de pénétration hétérosexuelles, disons crûment que leur vagin en a pensé autrement. Idem pour les scènes avec les bonobos...

Les femmes seraient-elles naturellement bisexuelles? Physiquement, la chercheuse croit que oui. Mais ces récentes découvertes poussent encore plus loin sa réflexion. Son hypothèse est d'ailleurs le fruit de recherches subséquentes, à paraître dans la revue Archives of Sexual Behavior: la sexualité féminine serait divisée entre deux sphères distinctes, le subjectif et le physique, croit-elle. Le désir serait purement subjectif, et l'excitation physique ne révélerait finalement que peu de chose sur le désir des femmes.

Cette hypothèse permettrait d'éclairer pourquoi, dans certains cas de viols, les chercheurs ont noté une forme d'excitation physiologique chez les victimes. La lubrification génitale ne serait finalement qu'un mécanisme de défense, visant à «réduire l'inconfort, une éventuelle douleur escomptée durant la pénétration vaginale», résume la chercheuse.
Sinon, conclut-elle à la blague dans une entrevue livrée au New York Times: «il faudrait conclure que les femmes veulent toutes coucher avec des bonobos!»
Et quant au désir des femmes, le mystère demeure entier ...