vendredi 12 novembre 2010

Rencontres Internationales du Documentaire de Mtl - Suggestions

Les Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal (RIDM) se tiennent cette semaine, du 10 au 21 novembre. Allons-y encore une fois de quelques suggestions furiesques. * Toutes les descriptions sont tirées du site des Rencontres.

12 et 14 nov. Grace, Milly, Lucy... des fillettes soldates : Grace Akallo est un modèle peu commun de résilience. Kidnappée autrefois par les milices de l’ARS sévissant dans le nord de l’Ouganda, cette fillette soldate a réussi par sa détermination à échapper à la spirale de l’horreur, puis par son engagement à s’instruire à l’étranger afin de témoigner, de l’ONU à Washington et sur les campus étudiants, d’une réalité touchant encore aujourd’hui des milliers d’enfants en bas âge.

12 et 14 nov. 12th & Delaware : Au coin de la 12e avenue et de Delaware, à Fort Pierce, en Floride, un centre pro-vie déclare la guerre à sa compétitrice voisine, la clinique d’avortement, à laquelle il est bien décidé à arracher des clientes par tous les moyens.

13 nov. Des marelles et des petites filles : Partout dans le monde, par ignorance, pauvreté, perversion, bêtise, méchanceté ou superstition, les adultes volent l’enfance des petites filles : déni du droit à l’éducation, travail forcé, mutilations, violences sexuelles et autres injustices.

13 et 15 nov. Dish: Women, Waitressing & the Art of Service : (...) Maya Gallus, elle-même ancienne serveuse, jette un regard compréhensif sur ces femmes exerçant l’art du service aux tables. Alors qu’il s’agit pour la plupart d’un gagne-pain avec lequel on subsiste grâce aux pourboires, le métier se transforme vite, aussitôt que le montant de la facture s’élève, en une vocation respectable... réservée aux hommes.

14 et 21 nov. Pink Saris : On vous a déjà parlé d'elles ;) et La Presse en parle aussi. En Uttar Pradesh, au nord de l’Inde, la tradition des castes est encore bien vivante. Et qu’y a-t-il de pire que de faire partie de la classe sociale la plus basse, celle des intouchables ? Être une femme intouchable, évidemment. Heureusement, la « Gulabi Gang », la bande des saris roses, veille au grain.

15 et 21 nov. Red Shirley: Mais Red Shirley est surtout Shulamit Rabinowitz, une presque centenaire au destin extraordinaire. Désolation pendant la Première Guerre mondiale, fuite de sa Pologne natale vers le Canada durant la Seconde, passage illégal aux États-Unis à l’âge de 19 ans, quarante-sept ans de dur labeur dans une usine textile new-yorkaise, sœurs sionistes retrouvées en Palestine, luttes syndicales et marche sur Washington pour les droits civiques des Noirs.

18 et 21 nov. Ragazze la vita trema : (...)l’Italie des années 1960 et 1970 reprend vie. Une période effervescente où, pour des femmes en quête de libération, voulant s’affranchir d’une discrimination coutumière à leur égard et améliorer leurs conditions de vie, la possibilité de changer le monde ne semblait plus un projet illusoire.

18 et 20 nov. L'imposture : Brisées, violées, écœurées, dans le trou... Les prostituées en ont vraiment ras le bol. Pourtant, la prostitution est un cercle vicieux où il est beaucoup plus facile d’entrer que de sortir. (...)Pendant plus d’un an, elle suit quelques-unes de ces adolescentes et de ces femmes dans leur démarche de réintégration à la société. Un chemin long et solitaire, puisque les politiques sociales pour leur venir en aide sont inexistantes, et que leur unique support provient d’organismes communautaires.

19 nov. La nuit, elles dansent : (...) le duo de cinéastes Isabelle Lavigne et Stéphane Thibault pénètre de nouveau dans les coulisses d’une occupation aussi mystérieuse que séduisante, celle de danseuse orientale en Égypte. En s’éloignant des stéréotypes, ces jeunes femmes voluptueuses sont peu à peu déshabillées avec franchise par une caméra délicate mais pénétrante : sous leur perruque, leur maquillage et leur costume affriolant, les filles sont épuisées, endettées, droguées ou réprouvées par leur entourage.

19 nov. Silver Girls : Si on se fie à Christel, Paula et Karolina, trois prostituées berlinoises ayant dépassé la cinquantaine, mais loin d’être à la retraite, l’âge d’or n’a pas que le nom de miroitant. Pour ces femmes sublimes, épanouies et assurées, il s’agit d’une occasion de s’affranchir, de se libérer, d’échapper à une vie banale et, pourquoi pas, de faire un peu d’argent.

Je vous invite à consulter la programmation complète pour connaître les heures et les salles où les films sont diffusés. Bien sûr, il y en a des tonnes d'autres qui sont intéressants, je me suis limitée même si ça paraît pas (!). Si vous assistez à l'un ou l'autre des documentaires suggérés, ça nous ferait vraiment plaisir de partager vos commentaires/critiques sur le blogue si vous en avez. Envoyez-les à notre adresse courriel : les.furies@gmail.com . Bonnes RIDM!

*Bonus : 18 nov. The People vs. George Lucas
17 et 20 nov. Machete Maidens Unleashed!

jeudi 11 novembre 2010

Pousse...Pousse...POUSSE! Un exemple à suivre sur l'accouchement.

J'ai entendu, lu, vu plusieurs témoignages de femmes concernant leur expérience d'accouchement à l'hôpital. Le bilan, c'est qu'il y en a quelques-unes de chanceuses pour qui tout se passe bien et beaucoup pour qui l'expérience s'avère très éprouvante entre autre à cause du traitement donné par le personnel soignant.

Les principaux problèmes : la logique marchande et le non-respect du corps et du rythme de la femme.

Les femmes sont constamment brimées dans leurs droits durant la grossesse mais aussi durant l'accouchement. Si le travail s'annonce très long, si la place manque, les médecins n'hésiteront pas à provoquer, précipiter l'accouchement pour une plus grande efficacité. On poussera les femmes à accepter la péridurale à tout prix, encore pour raccourcir le processus. On procédera à des césariennes lorsque ce n'est pas nécessaire pour sauver du temps. On obligera la femme à être couchée sur la civière, les jambes élévées alors que des études prouvent que ce n'est pas du tout la position idéale. On séparera très rapidement la femme de son enfant sous différents prétextes. Toutes ces opérations sont pratiquées souvent sans réellement informer les femmes, en dénigrant leurs incertitudes, en attribuant leurs doutes légitimes aux hormones, à la peur, à la panique, etc. Il n'est pas tenu compte des droits de la femme de consentir en pleine connaissance de cause à ce que lui est proposé. Évidemment certains hôpitaux ont des politiques infiniment plus respectueuses du rythme et des besoins des femmes. Des organismes comme le Regroupement Naissance-Renaissance travaillent sur ces enjeux depuis longtemps. Elles font entre autre la promotion de la profession de sage-femmes, des maisons de naissance, etc.

Le Venezuela a fait un grand pas dans la reconnaissance du phénomène en 2007 lorsqu'il a ajouté le concept de "violence obstétrique" dans "The Organic Law on the Right of Women to a Life Free of Violence". Le concept est en gros défini comme étant
"…the appropriation of the body and reproductive processes of women by health personnel, which is expressed as dehumanized treatment, an abuse of medication, and to convert the natural processes into pathological ones, bringing with it loss of autonomy and the ability to decide freely about their bodies and sexuality, negatively impacting the quality of life of women.”

Traduction approximative : l'appropriation du corps et des processus reproductifs des femmes par le personnel médical, qui s'exprime par un traitement déshumanisé, une médication abusive. La transformation de processus naturels en pathologies, accompagné d'une perte d'autonomie et de la capacité de décider librement pour les femmes en ce qui concerne leurs corps, leur sexualité. En bref, des comportements ayant un impact négatif sur leur qualité de vie.

Plusieurs actes sont identifiés comme étant de la violence obstétrique.
(1) Untimely and ineffective attention of obstetric emergencies; (2) Forcing the woman to give birth in a supine position, with legs raised, when the necessary means to perform a vertical delivery are available; (3) Impeding the early attachment of the child with his/her mother without a medical cause thus preventing the early attachment and blocking the possibility of holding, nursing or breast-feeding immediately after birth; (4) Altering the natural process of low-risk delivery by using acceleration techniques, without obtaining voluntary, expressed and informed consent of the woman; (5) Performing delivery via cesarean section, when natural childbirth is possible, without obtaining voluntary, expressed, and informed consent from the woman.

Donc 1 - Attention prématurée et inefficace accordée aux urgences obstétriques.
2- Obliger les femmes à accoucher couchées, les jambes levées...
3- Nuire à la création du lien mère/enfant en les séparant sans causes médicales dès la naissance.
4- Altérer le processus naturel d'accouchement en utilisant des moyens pour l'accélérer sans avoir un consentement conscient et volontaire de la femme.
5- Utiliser la césarienne lorsque non-nécessaire, sans consentement, etc.

Cette loi ne couvre pas toutes les situations abusives et violentes pouvant arriver aux femmes durant l'accouchement, entre autre ce que les anglophones appellent le "birth rape", c'est-à-dire l'introduction à répétition ou non de doigts ou d'objets dans le vagin de la femme sans son accord et sans justification suffisante. Cette loi constitue malgré tout un très bon début, déjà beaucoup plus poussé que ce qui existe ici. Espérons qu'elle est réellement appliquée. Il semble qu'en 2008, il y avait toujours un manque d'information et que les résultats escomptés n'étaient pas au rendez-vous.

Somme toute, pas de doute qu'il y a encore énormément de chemin à faire pour que les femmes se réapproprient totalement le contrôle de leurs fonctions reproductrices...

Un premier petit pas à faire si vous voulez: signer cette pétition sur les maisons de naissance ;)

La charcuterie est ouverte!

On vous a déjà parlé de mariage féministe ou pas, mais surtout de l'obsession que certaines (beaucoup) femmes ont concernant cette journée. Avoir la robe parfaite, le bouquet parfait, le poids idéal, etc. Pas étonnant avec ce qui est répandu dans tous les films, et les séries qui parlent de mariage.

Une télé-réalité américaine va bientôt nous montrer l'étape suivante : la chirurgie esthétique.



Description de l'émission:

Each week, a group of women competes head-to-head in such challenges as writing wedding vows and planning honeymoons. The winner receives the chance to choose a plastic surgery procedure from her “wish list.” She’s given the procedure immediately, and results are shown at the start of the following week’s episode.

One by one, the women are voted out by their competitors and, according to the show’s description, “possibly walking away with nothing and losing [their] chance to be the perfect bride.”

The last bride standing will receive a “dream wedding,” where she will reveal her new appearance to friends, family and the groom. “Viewers will witness his emotional and possibly shocked reaction as they stand at the altar and he lifts her veil to see her for the first time following her extreme plastic surgery,” E! said.

En gros, à chaque semaine, la femme qui gagne le jeu, concours de la semaine, se fait immédiatement opérer pour une chirurgie de son choix. Une femme est éliminée chaque semaine "perdant ainsi sa chance d'être la mariée parfaite".

Comme toutes les télé-réalités concernant la chirurgie esthétique ou les transformations extrêmes, le concept est aberrant. Ce qui est encore plus troublant dans celle-ci, c'est que les filles vont être en compétition pour se faire charcuter en prévision de leur mariage. C'est UNE journée dans leur vie. Je veux ben croire que c'est un jour important, pis que les filles veulent être belles sur leurs photos, mais la chirurgie va durer fucking toujours. Pis c'est pas un petit truc, la bande-annonce laisse entendre que leur corps au complet va être modifié...

Être une mariée parfaite ça veut dire se préoccuper uniquement de son apparence, être control freak, et en bout de ligne probablement ne pas profiter de la cérémonie du tout. La bande-annonce laisse entendre aussi que le nouveau "visage" de la mariée ne va être révélé que le jour même à sa famille, amis et son époux. Eh ben. Je vois mal comment cette émission là va faire "rêver" les femmes américaines...

Une autre problème de ces séries, c'est de renforcer un stéréotype de femmes devenant complètement hystériques lorsque placées dans un contexte de compétition. Elles sont dominées par leurs émotions tout en n'ayant aucune pitié envers les autres participantes.

Sérieusement, si le but des ces émissions là est d'enlever complètement toute envie de se marier...chapeau, c'est une réussite.

Trouvé via Sociological Images.

mardi 9 novembre 2010

Le jour du souvenir...

Cette semaine, le 11 novembre, a lieu le jour du Souvenir qui, à la ''base'', est une commémoration des sacrifices des deux Guerres Mondiales ainsi que d'autres guerres. Selon moi, la journée est beaucoup plus devenue (ou a toujours été, peut être) un beau moment pour renforcer la fierté militaire et légitimer l'armée. D'ailleurs, on ''fête'' les vétérans, mais on ne daigne pas leur accorder un traitement égalitaire. Notamment, pour les Métis qui sont exclus du programme d'indemnisation des anciens combattants autochtones rendu public en juin 2002.

Mais ce jour a été également le fruit d'une action symbolique pour dénoncer une autre réalité; le viol utilisé comme arme de guerre...

11 novembre 1983
Dana Zwonok, « une mystérieuse dame en noir provoque un émoi en déposant, pendant la cérémonie du Souvenir, Carré Dominion à Montréal, une couronne de fleurs : “ Pour toute femme violée en temps de guerre / For every woman raped in war ”

11 novembre 1984
Dana Zwonok accompagnée d’une quarantaine de femmes, d’hommes et d’enfants réitère son acte symbolique posé le 11 novembre 1983. Elle veut rendre hommage à la mémoire de « toutes les femmes victimes des guerres. » Désirant respecter la douleur de ceux et celles que les guerres ont fait souffrir, les Consœurs du souvenir attendent la fin de la cérémonie officielle pour tenir la leur, dans le calme et la dignité. Cette attitude pacifiste n’est pas payée de retour par les militaires présents. [La vie en Rose, no 23, février 1985, p. 13]




Petite plogue de la future action qui ma fait découvrir ces initiatives de Dana Zwonok ...

Jeudi le 11 novembre 2010 à 11h30, au cénotaphe de la rue King (Statue de l’ange), la Coalition féministe sherbrookoise organise une commémoration visant à dénoncer le viol comme tactique de guerre, en solidarité avec toutes les femmes qui en sont victimes. Parce que la mémoire de centaines de milliers de femmes et fillettes mérite d'être honorée et que nous nous devons d'être solidaires avec toutes celles qui sont toujours vivantes et luttent pour leur survie. Portons toutes et tous le coquelicot blanc et déposerons une banderole en leur honneur.

G.S

vendredi 5 novembre 2010

Cosmétiques toxiques

Un petit vidéo d'éducation populaire très bien fait, à voir...



Un article sur le même sujet sur Jesuisféministe: Cosmétiques : On veut votre peau avec beaucoup de liens québécois, canadiens, européens ou américains pour s'informer sur le sujet et sur les alternatives disponibles.


G.S.

mercredi 3 novembre 2010

Les anti-choix et leurs mensonges

Une enquête à voir de Rue Frontenac sur des groupes anti-choix, qui prétendent conseiller les femmes enceintes de façon neutre et éclairée, mais qui leur donnent des informations fausses afin de les convaincre de ne pas se faire avorter. On peut écouter des entretiens téléphoniques avec les ''intervenantes'' de ces centres qui profèrent des conseils faux, alarmants et très jugeants.

***À noter que la journaliste utilise une image utilisée fréquemment par ces groupes, preuve de leur influence insidieuse.


D'ailleurs, voici l'avertissement qu'on retrouve sur le site Canadians for choice;

Attention : au Canada, il y a plusieurs centres qui se font appeler « centres d’aide à la grossesse » ou « centres d’urgence-grossesse » et qui mettront gratuitement à votre disposition des tests de grossesse. Ces centres peuvent être dangereux car beaucoup d’entre eux sont anti-choix : sous prétexte de vous « conseiller » dans vos choix, ils tenteront de vous dissuader de vous faire avorter en vous induisant en erreur sur les étapes de croissance du fœtus et sur l’avortement. Si vous n’êtes pas sûre de l’attitude pro-choix ou anti-choix du centre de grossesse près de chez vous, appelez-le avant d’y aller et demandez à la personne qui vous répond si elle peut vous aiguiller vers un endroit où vous faire avorter. Si le centre est anti-choix, la personne refusera de vous aiguiller et elle tentera de vous convaincre de venir la voir pour vous faire « conseiller ». Si c’est le cas, vous n’avez qu’à refuser et à contacter un autre centre. Vous pouvez aussi appeler l’Association canadienne pour la liberté de choix, dont l’une des employées compétentes se fera un grand plaisir de vous aider.

Le mouvement anti-choix aux États-Unis se mobilise également. En plus des centres qui mentent aux femmes enceintes, on retrouve un réseau de ''Phamaciens pour la vie'' qui refuse de donner des prescriptions de contraception, de pilules du lendemain ou de conseils sur la contraception ou l'avortement aux femmes et également de les référer à un autre pharmacien.
Pour en savoir plus : Pharmacists Dispense Anti-Choice Activism ou voir une réaction d'une blogueuse déjà publier sur les furies


Et pour finir une petite BD sur Wal-Mart (un des cinq plus gros distributeurs de médicaments aux États-Unis) qui, il y a quelque années, a refusé de distribuer et de vendre le Plan B, un contraceptif. Il c'est ravisé depuis suite à la polémique que cela avait engendré.








G.S.

mardi 2 novembre 2010

QUOI? Ya des femmes qui jouent au hockey ...

...et qui sont bonnes en plus ?!?

Déjà entendu parler du Temple de la renommée du hockey?

En résumé, c'est une institution qui vise à récompenser les meilleurs joueurs de hockey que ce soit dans la NHL, mais aussi dans d'autres ligues. Une catégorie de Temple vise également les "bâtisseurs", ceux qui ne sont pas joueurs mais font la promotion du sport de différentes façons (entraîneurs, etc.). Le Temple existe depuis 1943. Je ne vous apprendrai surement rien en vous disant que jamais une femme n'a été intégrée au Temple depuis ses débuts et ce malgré qu'il n'y ait aucun règlement particulier empêchant les femmes d'être admises.

Eh bien bonne nouvelle, cette fin de semaine pas une mais deux femmes seront finalement intégrées au Temple. Il s'agit de l'Américaine Cammi Granato et de la Canadienne Angela James. Je vous invite à consulter les liens pour avoir le détail de leurs carrières prolifiques. Ce qui importe est de savoir que ces femmes étaient des joueuses exceptionnelles, des pionnières du sport.

Le Temple a stipulé qu'à partir de maintenant deux joueuses (pour 4 joueurs) pourront être admises chaque année. Cette décision qui réjoui bon nombre de personnes en fait aussi grogner plus d'un qui voient évidemment d'un mauvais oeil l'intrusion de femmes dans la chasse-gardée qu'avait constitué le Temple de la renommée jusqu'à maintenant. Certains n'aiment pas qu'hommes et femmes soient comparés sur le même pied d'égalité. D'autres prétendent qu'ils n'y a pas assez de bonnes joueuses pour inclure deux femmes chaque année (ce qui me fait grincer des dents...). Citons Adam Proteau du magazine The Hockey News (dont la plupart de mes infos sont tirées) : "This is the same bucketload of crap that has kept women on the outside of hockey looking in for so long".

Dans un contexte où le hockey féminin aux Olympiques (depuis 1998) est constamment questionné et menacé, entre autres pour des raisons de niveau des équipes (les USA et le Canada torchent tout le monde), ce genre d'avancée est très important pour les hockeyeuses qui recherchent une certaine reconnaissance de leurs exploits.

Félicitations donc aux deux premières honorées de ce que l'on espère être une longue série !

Pour ceux et celles qui s'intéressent au hockey féminin, vous savez peut-être qu'il existe une ligue canadienne de hockey féminin (CWHL), dont une équipe est basée à Montréal. Si vous avez envie de voir un match, il y en a régulièrement à Montréal. En plus, c'est seulement 5$ (moins cher qu'un billet pour le Centre Bell :P).