lundi 28 février 2011

Méli-Mélo visuel



Geek utérus!



Ariel la rockeuse



Les princesses de Disney (cliquez pour les voir individuellement)


Révolte de l'île du plaisir
Grande prêtresse : Didon l'gros ! Tu crois quand même pas que j'vais faire la cuisine pour toi non ?!
Les autres prêtresses : Et pourquoi pas la vaisselle ! Le ménage ! Les pantoufles !
Grande prêtresse : Allez, du vent !

These princesses saves themselves














Astrogirl






G.S

mardi 22 février 2011

Pour éviter que nos enfants naissent à nouveau dans des feuilles de choux

L'éducation sexuelle dans les écoles suscite bien des réflexions ces derniers temps dans les médias. On se demande si c'est le travail des parents ou des profs de la faire. S'il ça doit être des cours spécifiques ou bien des petites parties dans toutes les matières. S'il faut seulement parler de prévention (grossesse, ITSS, etc) ou aussi de plaisir, d'amour, de respect. Dans la catégorie " Ce qu'il ne faut absolument pas faire", voici une série de capsules créées par l'organisme états-unien Amplify your Voice. Cette série explore le contenu de cours d'éducation sexuelle qui consistent en fait à promouvoir uniquement l'abstinence avant le mariage. Non seulement, ces cours sont complètement archaïques en voulant réprimer la sexualité des adolescent-es, mais ils regorgent en plus de stéréotypes sur les hommes et les femmes plus absurdes les uns que les autres. C'est évident qu'on en arriverait jamais là ici, et pourtant, ces capsules nous rappellent ce qu'il en était de l'éducation sexuelle au Québec il n'y a pas si longtemps...



Traduction plus bas

Bear 1: What did you learn in abstinence-only class today?

Bear 2: First the teacher passed around a rose and had us each take off a petal. Then she said the rose was now like someone who has had sex before marriage. They lose their beauty and value.

B1: Hmm. Well that is a little troubling.

B2: Then she told us that having sex is like reaching into a bag of candy where some of it has been chewed and spit back into the bag. Who would ever want used candy?

B1: Really? Someone who has had sex is the same as partially chewed and spit out candy?

B2: That is what we learned. Then she told us to imagine a really gross toothbrush that a lot of people have used. If you have sex, you’re the toothbrush.

B1: That is awful.

B2: The next thing is the speaker gave me a sign that said virgin. Then she had everyone spit in a cup. She passed me the cup.

B1: No please don’t say it.

B2: Then she asked me to drink the spit.

B1: No no no, why, why would anyone do this.

B2: She said that is what losing your virginity is like.

B1: Like drinking a cup of other people’s spit?

B2: Yes.

En gros, le prof leur dit que s'illles ont fait l'amour avant le mariage, illes seront comme une rose dont on a arraché les pétales. Illes perdent leur beauté et leur valeur. Que faire l'amour est comme piger un bonbon dans un sac où quelqu'un en aurait jeter un qu'il avait déjà mâché. "Qui voudrait d'un bonbon déjà mâché?" Faire l'amour, c'est comme être une brosse à dent sale que tout le monde a utilisé. Finalement, le prof demande à tout-es les étudiant-es de cracher dans un pot, et à la dernière, identifiée comme "vierge" de boire le contenu, en expliquant que c'est pareil comme perdre sa virginité.

Pas très ragoûtant, non? J'imagine pas les enfants quand ils sortent de là...C'est parti pour une vie de culpabilité face à la sexualité!

Dans une deuxième capsule, on en apprend plus sur les relations hommes-femmes...



Traduction plus bas

What did you learn in abstinence-only class today?

Today we had a special lesson called “Relationships.” The speaker told us a story about a prince and a maiden. A dragon is attacking the maiden’s home, and the prince tries to slay it. The maiden suggests he uses a rope instead of a sword. He does. He kills the dragon. Then another dragon attacks. The maiden suggests he uses poison this time. He does. But he’s mad about all the suggestions. He leaves the princess for another maiden who doesn’t know anything about dragon-slaying. So we learned not to ask like the first maiden, because too many suggestions will drive a guy away.

I don’t think I understand. Let’s try this again. So the dragon is attacking?

Yes.

It is an emergency situation in a clearly dragon0infested countryside.

Yes.

So the princess shares her ideas about it.

That’s right.

And the prince – he leaves her.

Yes. She ruined his confidence and made him feel ashamed.

By suggesting other ways of killing dragons.

Yes.

What if she was just worried about his safety? What if she just wanted to prevent damage to his sword? What if she had done read some studies on the most effective dragon-slaying methods?

We didn’t really get into that.

Come to think of it, the maiden seems to really know a lot about dragon-slaying. Why couldn’t she slay the dragon herself? Why isn’t she better off without the prince anyway if he’s so threatened by her ideas? Did you class talk about that?

Not really, just that he was happier with the other maiden.

Right, the girl who has no ideas.

None that she tells the prince anyway.

Does the prince talk to the first maiden about her suggestions made him feel?

No, he just sent off with the other maiden.

And the lesson was that girls should not share many of their ideas because they will scare off princes.

That’s what the speaker told us.

Résumé : On leur raconte l'histoire d'un prince et d'une jeune femme. Un dragon attaque la maison de la fille. Le prince décide de le pourfendre avec son épée. La fille suggère qu'il utilise plutôt une corde et ça fonctionne. Un autre dragon arrive et elle lui suggère cette fois d'utiliser du poison, ce qu'il fait. Pourtant il se fâche et laisse la fille pour en rejoindre avec une autre " qui ne connaît rien de la chasse au dragon". Donc, elles apprennent à ne pas poser trop de questions ni faire de suggestions, car ça fait fuir les hommes. Le prince choisit celle qui n'a pas d'idée, car l'autre l'a rendu honteux et lui a fait perdre sa confiance en lui. (C'est drôle, ça me fait penser à un certain discours ambiant...masculiniste pour ne pas le nommer.)

La troisième capsule traite de mariage-a-tout-prix et surtout pas de mariage homosexuel. L'homosexualité est complètement évacuée de la réalité et les unions hors mariage sont considérées comme malsaine, etc.

La quatrième capsule porte, encore, sur les différences hommes/femmes. Dans ces cours, on y apprend évidemment que toute différence est naturelle. On peut l'observer en analysant la façon dont les jeunes portent leurs livres. Contre leur poitrine (comme si c'était un bébé) pour les filles et sur la hanche pour les garçons... Bien sur, les filles ont besoin d'amour, de respect et de support financier, tandis que les gars veulent que les filles les croient forts et ont besoin de quelqu'une pour faire le ménage et la cuisine. De plus, les filles doivent faire attention à la façon dont elles s'habillent, car "Girls are more like crockpots. Boys are like microwaves. Because they heat up faster." Donc, c'est la responsabilité de la fille de s'assurer que le gars ne va pas "se réchauffer" trop vite...

Voilà donc de merveilleux cours, où on apprend que seul le mariage importe, qu'hommes et femmes doivent bien respecter leurs rôles, que la sexualité est honteuse, que l'homosexualité est inexistante ET que la femme est responsable si elle se fait agresser. Bravo.

Histoire de vous consoler, une page marrante de la BD Titeuf.



dimanche 20 février 2011

The Big Ballet

J'ai découvert via The Fat Nutritionist, cette troupe de ballet russe; The Big Ballet



Les ballerines ne pèsent pas moins de 220 livres et la troupe a été formée en 1994. Le but de la troupe est de remettre en question les standards sociaux dans un monde qui pousse obsessivement à la poursuite de la minceur et de la beauté. La troupe défait l'idée préconçue que la danse ne serait réservée qu'à un seul type de corps. La grâce, l'élégance, le charisme, l'agilité, la flexibilité ne sont pas exclusif aux ''minces''. Le spectacle est une comédie et comporte deux partie; une sur le ballet classique et une plus moderne.


Je trouve l'initiative très intéressante. Cela fait changement des vidéos du genre '' Why Fat People Should Not Dance'' et l'attitude '' Hahaha un gros qui danse'', qui, en plus d'être immensément offensant, a réussi à nous faire intégrer que la danse n'est pas possible pour les personnes rondes. D'ailleurs, dans les commentaires d'un des vidéos de la troupe (outre les messages haineux) plusieurs personnes étaient étonnées d'apprendre par exemple qu'elles pouvaient faire des pointes et être aussi flexibles que n'importe quelle danseuse.


Petit reportage sur la troupe (anglais)



Bref, la passion pour la danse c'est pour tout le monde ;)

G.S

mardi 15 février 2011

Je ne veux pas d’enfants!

Je ne veux pas d’enfant!

Il y a à peine une cinquante d’années, c’était presque impensable d’entendre cette affirmation. Aujourd’hui, le merveilleux discours de «l’égalité déjà là» aime bien se vanter que le Québec est un pays où les droits des femmes sont une valeur centrale. La plupart des gens pensent qu’avec les méthodes contraceptives et le retrait de l’Église les femmes ont pu obtenir plein pouvoir sur leur reproduction ( si on oublie bien sûr les tentatives sporadiques des anti-choix d’ouvrir le débat sur l’avortement et le manque d’information donné aux jeunes filles sur TOUTES les méthodes de contraception et leurs effets) Mais qu’en est-il du droit de ne pas vouloir d’enfants et ce sans se faire juger. Dans un monde qui nous parle abondamment d’instinct maternel et d’augmenter le taux de natalité (pour assurer la survie des «québécois»…), je me demande ce que vit une femme qui affirme ne pas vouloir d’enfants. Bref, quelle est la réaction à l’affirmation : Je ne veux pas d’enfants…

Je me suis amusée à «tester» la phrase dans mon quotidien et observer les réactions.

  1. «Pourquoi?» Question souvent posée tandis que le contraire n’est pas nécessairement vrai, on demande rarement à quelqu’un qui veut des enfants pourquoi il affirme en vouloir. J’y vois également des sous entendus : Est-ce pour des raisons biologiques (infertilité)? Si oui pourquoi n’adopte-elle pas ou n’utilise pas les techniques de fertilité?

  2. «Ah oui vraiment, jamais, jamais?» Certaines personnes ont beaucoup de difficulté à envisager le fait qu’une femme ne veuille pas d’enfants.

  3. «Tu vas changer d’idée», «L’horloge biologique va te rattraper», «Tu n’as pas de chum en ce moment c’est pour cela que tu ne l’envisages pas» et toutes les phrases qui disent : Ah! tu dis ça maintenant, mais inévitablement tu va changer d’idée.

  4. Je n’ai pas entendu ces remarques clairement, mais de manière sous-jacente, j’ai l’impression que les gens perçoivent quelqu’un qui ne veut pas d’enfant comme quelqu’un d’égoïste. Les personnes qui n’auraient pas d’enfant seraient donc centrées sur elles-mêmes et individualistes parce qu’elles ne désirent pas avoir d’enfants … cette vision est assez réductrice selon moi puisqu’une personne peut très bien apporter beaucoup à sa communauté ou à d’autres enfants sans en avoir elle-même.

  5. Et heureusement ceux et celles qui ont tout simplement trouvé ça normal et accepté l’affirmation!

J’ai également remarqué qu’au quotidien il y a énormément de remarques qui prennent pour acquis que toute les femmes auront des enfants et que nous deviendrons toutes mères tôt ou tard. Pourtant, ces remarques nient le fait qu’une partie de la population n’aura pas d’enfants durant leur vie. Ma petite expérience m’a fait réaliser qu’il y avait bien plus de pression et de préjugés que je ne le croyais sur les femmes qui ne veulent pas avoir d’enfants.

Sur ce je vous laisse sur une petite réflexion; pour vous une famille c’est quoi?
Est-ce qu’un couple sans enfants est une famille?
Croyez vous qu’une personne sans enfants se réalise autant qu’une personne avec des enfants?

G.S.

lundi 7 février 2011

Il y a de l'amour dans l'air...

Bon bon, avouez que vous êtes tous et toutes en train de vous morfondre parce que dans une semaine c'est la Saint-Valentin.

Vous ne savez pas quoi faire avec votre douce moitié ou vous n'en avez pas du tout?
Les Furies ont la solution idéale pour vous!

Le 14 février, la moitié des Furies participera à un panel convivial sur le thème du blogging féministe. Donc, oubliez la Saint-Valentin qu'on aime tellement et venez nous donnez votre amour à l'UQAM, au local A-2680 de 18h à 21h.


Notez qu'à cette même date, Les Furies célèbreront leur deuxième anniversaire ! Une raison de plus de venir fêter avec nous!

En bonus, quelques affiches tirées du site dont on vous a déjà parlé ici.


vendredi 4 février 2011

Les familles homoparentales


Un segment de l'émission Une pilule, une petite granule à Télé-Québec du 13 janvier 2011 a été dédié au sujet des familles homoparentales (disponible sur webtélé).
Le reportage est très complet, d'ailleurs la première section se déroule avec un couple de femmes et le seconde avec un couple d'hommes. Le reportage est simple et facile d'approche et montre bien la réalité de ces parents au quotidien!

À voir et faire voir!

Quelques extraits;
«Dès l’adolescence, Stevens Leblanc savait qu’il était gai. À l’époque, cette orientation sexuelle signifiait généralement de renoncer à l’idée fonder une famille. « C’est un deuil que je n’ai jamais voulu faire », raconte-t-il. À 40 ans, Stevens et son conjoint Laurent ont décidé d’entamer des démarches pour adopter un enfant, puis un second. À deux reprises, leurs demandes d’adoption à la banque mixte de la DPJ ont été extrêmement bien reçues et ils ont facilement réussi à adopter deux bambins : Frieda, alors âgée de deux mois et Jules, qui n’avait que quelques jours.
À voir et faire voir à votre entourage »

« Un enfant, c’est simple, ça a besoin d’amour et de limites. Ça a besoin d’être aimé et d’être guidé, poursuit la psychiatre. En général, que des enfants soient élevés par des familles homoparentales ou hétéroparentales, on ne voit pas de différence dans le développement de l’enfant. Par contre, il y a certaines études qui ont montré que les enfants élevés dans des familles homoparentales s’en sortaient mieux encore que ceux des familles hétéroparentales. » Une récente étude américaine a même démontré que des enfants élevés par un couple de lesbiennes développaient davantage de compétences sociales et académiques que la moyenne des enfants américains. La Dre Igartua explique ces différences par le fait que les lesbiennes qui choisissent d’avoir un enfant le font réellement par choix, jamais par accident, et qu’elles réalisent leur projet familial quand elles ont les moyens de le faire. « Si ces enfants-là réussissent mieux que la moyenne, c’est peut-être parce qu’ils ont des parents qui ont plus de ressources que la moyenne. »



G.S.

mardi 1 février 2011

Cheffes... d'orchestre!


Il y a quelques semaines, j'ai assisté à un spectacle d'un orchestre symphonique, lors de l'entrée en scène du chef d'orchestre, j'ai un flash; Ai-je déjà vu une femme diriger un orchestre? Il semble que non...

Je suis donc parti en quête de ces femmes (il doit bien en avoir après tout!)

D'abord, je remarque que les biographies des cheffes d'orchestre sur wiki, pour la plupart, commencent par « *Nom de la personne* est un chef d'orchestre!» Ça commence bien...

La musique classique n'étant pas un sujet très couru et le sujet des femmes dans ce domaine encore moins, il n'y a pas tant d'informations sur le sujet. Cependant, il y a plusieurs portraits de cheffes d'orchestre qui abordent un peu leur parcours et les difficultés rencontrées...



«Née au Mans d'un père musicien, Claire Gibault égrène son parcours au sein du Conservatoire comme une évidence : "A 4 ans j'ai commencé le solfège, à 5 ans le piano, à 7 ans le violon, à 10 ans la musique de chambre, et à 13 ans la direction d'orchestre". "Seule femme dans les cours de direction d'orchestre", elle ressent un peu de dédain. Mais les camarades méprisants changent d'opinion lorsqu'elle reçoit les premiers prix du concours de sortie…

Les choses se corsent lorsque la jeune femme affronte le marché du travail de ce milieu où "tous les postes liés au pouvoir et à la gloire sont tenus par des hommes". Un opéra lui donne sa chance : celui de Lyon. Là encore, même avec le soutien de l'équipe, il lui faut s'imposer. "Certains réagissaient violemment à ma nomination, refusaient de jouer sous la direction d'une femme. Lorsque je passais au milieu des musiciens pour arriver jusqu'à mon pupitre, il m'arrivait d'entendre des choses très désagréables sur mon passage".»


« Pour ma part, les choses sont positives, reconnaît Laurence Equilbey, chef d’orchestre et fondatrice d’Accentus. Mais les concerts dirigés par des femmes sont encore rares. Il suffit de feuilleter les programmes des grands orchestres français : aucune femme annoncée pour la saison 2010-2011. Programmer au moins une ou deux femmes par an me paraîtrait indispensable ! Les femmes sont pratiquement absentes de la direction des structures culturelles publiques, à l’exception de l’univers de la danse. Le monde de la musique classique est encore conservateur en la matière. J’aimerais qu’on atteigne un meilleur équilibre hommes-femmes aux postes clés de la sphère culturelle publique. »


Et surprise! J'ai trouvé également cette organisation: Femmes Maestros qui veut mettre en valeur les femmes dans la musique classique et en particulier les femmes chefs d'orchestre.


Ai-je déja vu une femme dirigé un orchestre? Maintenant je peux dire, Oui!
Concentrées, passionnées, inspirantes! Quelques photos pour leur rendre hommage!





Alondra de la Parra

JoAnn Falletta


Rei Hotoda


Carolyn Kuan


Zheng Xiao Ying


Jeri Lynn Johnson


Anu Tali


Article sur Laura Jackson (anglais)


G.S